Oiseaux Club du Pays d'Herbauges.

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La Psittacose

La psittacose (également nommée ornithose-psittacose) est une infection transmise par les oiseaux due à une bactérie, Chlamydophila psittaci. Cette bactérie peut être pathogène chez les oiseaux (chlamydiose aviaire). 

Elle se transmet des oiseaux à l’homme avant tout par inhalation d’aérosols de poussières contaminées ou de fientes d’oiseaux infectés ou à leur contact direct.

Chez l’homme, la psittacose est une maladie rare, pouvant être grave, Elle se manifeste par un syndrome grippal et une pneumopathie ; il existe également des formes inapparentes ou discrètes de type syndrome pseudo grippal.
 
Ce n'est pas à prendre à la légère, c'est ce qui a motivé chez moi l'arrêt de tout élevage en intérieur, après dix jours d'hospitalisation en décembre 2012 ou ma température était si élevée que malgré des bains de glaçons, je me suis cassé l'émail des dents tellement je grelottais !
 

Agent

La bactérie responsable de la psittacose est Chlamydophila psittaci, de la famille des Chlamydiaceae.

Réservoir

Les infections aviaires à Chlamydophila psittaci ont une répartition mondiale et touchent de nombreux oiseaux sauvages ou d’élevage : plus de 139 espèces d’oiseaux appartenant à 14 ordres et à 30 familles peuvent être infectées. Il s’agit notamment des canards, dindes et oies mais également des perruches, perroquets, canaris, tourterelles… 
La symptomatologie est variable suivant les souches et les espèces. Si les psittacidés (perroquets, perruches,..) sont habituellement malades, les volailles, notamment les canards, sont le plus souvent asymptomatiques. 
Les oiseaux infectés, qu’ils soient ou non malades excrètent la bactérie dans les sécrétions respiratoires et les déjections, en particulier dans des conditions de stress (surpeuplement, carences nutritionnelles, transports, …). Les oiseaux se contaminent entre eux essentiellement par voie respiratoire ; toutefois, la transmission verticale in ovo est également possible.

Mode de contamination

La contamination humaine, essentiellement par voie respiratoire (inhalation d’aérosols de poussières ou de fientes contaminées), est favorisée par les contacts rapprochés avec les oiseaux infectés ou leurs déjections (manipulations, soins, nettoyage des cages, etc..). La transmission inter-humaine, possible en théorie, est exceptionnelle. 
Il n’y a pas de transmission alimentaire par consommation de viande ou d’œufs.

Epidémiologie

La psittacose chez l’homme ne fait pas partie des maladies à déclaration obligatoire. Sa fréquence, mal connue, est estimée par le Centre national de référence des Chlamydiae, à 20 à 30 cas diagnostiqués par an. Cependant la psittacose est probablement sous diagnostiquée. 

De 1997 à 2007, 10 épisodes de cas groupés ont été identifiés et investigués : 3 épisodes familiaux liés à des psittacidés, 6 épisodes en milieu professionnel (4 en abattoirs et 2 en élevages) et 1 lors d’une exposition d’oiseaux d’ornement.

Clinique

L’incubation varie de 1 à 2 semaines 
La maladie est souvent bénigne avec un syndrome pseudo-grippal (fièvre, céphalées, myalgie) et une toux sèche. Elle peut être plus grave avec une pneumopathie atypique sévère, ou plus rarement une forme extra-pulmonaire (encéphalite, myocardite, etc), qui peut être mortelle.

Diagnostic

Le diagnostic direct par isolement sur culture cellulaire est difficile. Par contre, il peut être réalisé par PCR sur prélèvement pharyngé par le Centre national de référence (CNR) des Chlamydiae (Université Victor Ségalen Bordeaux 2, 146 rue Léo Saignat, 33076 Bordeaux cedex).

Le diagnostic sérologique peut être réalisé par différentes techniques commercialisées : fixation du complément, ELISA ou micro-immunofluorescence (technique de référence). L’interprétation des résultats est difficile : elle dépend de la date du prélèvement par rapport au début des signes et il faut tenir compte d’une faible spécificité des tests (réaction croisées avec de nombres autres espèces bactériennes).

Traitement

Le traitement de la psittacose est à base d’antibiotiques adaptés, le plus difficile étant de trouver le bon, chaque pneumonie atypique réagissant différemment.

Prévention

Dans les élevages d’oiseaux familiaux, il faut insister sur l’hygiène des cages et des volières, sur le port de protections individuelles (masque et gants) lors de du nettoyage des cages et des volières et sur la nécessité de se laver les mains après avoir touché les oiseaux. 

En cas de fièvre inexpliquée ou de toux, il est recommandé de consulter son médecin et de lui signaler des contacts avec des oiseaux.

En milieu professionnel, des mesures de prévention individuelles et collectives sont particulièrement recommandées dans les lieux à risque (élevage de volailles, couvoir, abattoir,etc) voir fiche téléchargeable dans le dossier « zoonoses en milieu professionnel ».

Déclaration

La psittacose, sous sa forme humaine, n’est pas une maladie à déclaration obligatoire. 
Elle peut être reconnue comme maladie professionnelle par le régime agricole (RA 52) ou le régime général (RG87) de la sécurité sociale. 

En 2008 et 2009, une étude sur la psittacose est menée dans 15 départements du sud-ouest et de l’ouest de la France afin de mieux connaître la fréquence et les caractéristiques des cas de psittacose hospitalisés. Cette étude est conduite par l’Institut de veille sanitaire (InVS), les Cellules interrégionales d’épidémiologie (CIRE), le CNR et l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) en collaboration avec les directions départementales des affaires sanitaires et sociales (Ddass) et les directions départementales des services vétérinaires des départements concernés

La maladie animale est à déclaration obligatoire depuis février 2006.



12/02/2014
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