Oiseaux Club du Pays d'Herbauges.

Oiseaux Club du Pays d'Herbauges.

L'ALIMENTATION.


Les graines.

Un grand merci à mon amie Sissi pour cet excellent article.

 

ALPISTE



L'alpiste est aussi appelé graine de canaris (ou Millet blanc).
Il est à côté des différentes variétés de millet, la graine la plus utilisée dans les mélanges pour volières. L’alpiste est une graine pointue aux deux extrémités avec un noyau brun qui appartient à la famille des herbacées.
Il est principalement cultivé aux USA, en Argentine, au Canada, en Europe méridionale et orientale et au Maroc.
Le meilleur alpiste vient du Maroc. L’alpiste contient un pourcentage élevé de protéines. 
Il est riche en leucine, arginine et tryptophane, par contre il est pauvre en lysine et est complètement dépourvude cystine.

AMARANTE



La graine d'amarante est riche en protéines (surtout en lysine), lipides et en fécule.
L'amarante est exempte de gluten, elle est riche en vitamines A et B, en acide folique, en vitamine C et en minéraux tels que calcium, fer, cuivre, magnésium et phosphore. Elle est riche en protéines et contient toute la gamme des acides aminés essentiels.

ARACHIDE



Arachide haute nutritive, énergétique, pour tous les perroquets et les grandes perruches, attention à ne pas donner en continu car surcharge graisseuses, c'est une graine oléagineuse.

AVOINE



L'avoine est cultivée partout en Europe. C'est une graine bien connue.
L'avoine pelée est obtenue en la séparant de son écorce. Elle est utilisée dans pratiquement tous les mélanges pour psittacidés.
Comme aliment pour les oiseaux, elle a un bon renom avec une excellente teneur en amidon, protéines et graisses.
L'avoine est pauvre en lysine mais contient beaucoup d'arginine, de vitamine B, de vitamine C, de vitamine E, de potassium et de phosphore.

BLE



Le blé est aussi une graine bien connue. Le blé a une teneur en amidon de presque 70 %.
Le germe de blé contient beaucoup d'acides aminés essentiels et est riche en vitamine E.
Le blé est pauvre en lysine.

CARTHAME



Cette graine est aussi appelée graine de cardy. La graine de carthame appartient à la famille des composées.
La forme triangulaire des graines est caractéristique. Il est cultivé principalement aux USA.
Les graines de cardy sont riches en graisse. Les proportions en acides aminés de la graine sont très favorables, la teneur en arginine est très élevée.
La graine est pauvre en lysine et méthionine + cystine, tandis que le tryptophane manque complètement.

CHARDON



Le chardon marie est de loin la plante hépatique la plus efficace, ses vertus de régénération du foie (entre autres) ont été scientifiquement prouvées. Ses graines sont trop grosses pour que les petits oiseaux puissent les décortiquer eux-mêmes, donc il faut les concasser dans un mixer avant de les leur donner, et les oiseaux adorent cela.Un autre avantage du chardon marie est qu'il ne rancit pas car ce n'est pas une graine oléagineuse, comme le chènevis ou le tournesol. Ces deux graines rancissent après avoir été écrasées au mixer.

CHENEVIS



Les graines, appelées chènevis, sont utilisées entre autres comme nourriture pour les oiseaux. A partir de la résine de la fleur du chanvre, on extrait le haschich, c'est la raison pour laquelle il est interdit de semer du chanvre dans plusieurs pays d’Europe.
Les petites graines ont une couleur brunâtre. Le chènevis utilisé chez nous est importé de Russie, Chine, Chili et Liban.
Le chanvre est cultivé aussi en France. Le chènevis est particulièrement riche en matières grasses et en protéines.
La teneur en leucine et valine est élevée, par contre, les acides aminés cystine et tyrosine sont complètement absents.
C'est un excellent excitant pour les oiseaux.

CHIA



Ces graines sont en effet riches en mucopoly-saccharides, et constituent une excellente source de fibres alimentaires solubles et non solubles.Ces substances mucilagineuses exercent une action bénéfique sur le système digestif. 
Le chia constitue aussi une bonne source de protéines précieuses, dotées d'un modèle d'acide aminé parfait. Notez encore que le chia est riche en minéraux (notamment 0,65 % de calcium, soit une teneur plus élevée que dans la plupart des autres graines).

CHICOREE



Chicorée Appéritive, dépurative, apporte du tonus, diurétique, c'est une graine de santé.

COLZA



Action bénéfique sur la pigmentation du plumage, pour tous les oiseaux huicoles en élevage elle se donne en graine germée.

DARI BLANC



Le dari appelé aussi sorgho, mil, est une variété de graines qui est rattachée aux variétés de millet.
Le dari a la grandeur de la graine de chanvre. La graine est originaire des régions chaudes de l'Australie, de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique du sud.
On distingue trois variétés: le dari blanc, jaune et rouge brun. Il est à remarquer que l'on attribue plus de valeur au dari clair qu'au dari rouge brun. En ce qui concerne la valeur alimentaire notamment, il n'y a pas la moindre différence. En outre, le dari rouge brun est bien apprécié par les agapornis. Le dari peut se comparer au blé en ce qui concerne la teneur en amidon. La graine a une composition favorable en acides aminés. La protéine présente dans le dari a une teneur en leucine particulièrement élevée.

DARI ROUGE



Idem Dari Blanc.
En ce qui concerne la valeur alimentaire notamment, il n'y a pas la moindre différence. En outre, le dari rouge brun est bien apprécié par les agapornis.

FONIO PADDY



C'est une graminée d'Afrique (Ouganda), réputée pour ses vertus médicinales (des propriétés antibiotiques naturelles), notamment pour aider à lutter contre les problèmes digestifs. Elle est très appréciée des indigènes, exotiques et canaris.
Le fonio est en effet réputé pour ses fortes teneurs en acides aminés soufrés: méthionine et cystéine. Il est riche en magnésium, zinc, manganése, soufre, fer, calcium.
On lui attriburais même des vertus soignantes contre la coccidiose....(mais non prouvé...).

GRAINES GERMEES



La graine germée est un aliment vert de valeur, très digestible et riche en vitamines. 
Pour préparer des graines germées,
- Rincez à l'eau, dans une passoire une poignée de graines puis versez-les dans un bol. Recouvrez le mélange avec de l'eau à 20/25°C
- Au bout de 24 heures, égouttez les graines, puis placez-les dans un bol que vous recouvrirez d'une assiette pour permettre une aération.
- Les 24 heures suivantes, les premières graines germent. Vous pouvez alors les offrir à vos roseicollis après un dernier rinçage !

LAITUE



Laitue Appéritive, rafraîchissante, dépurative, c'est une graine de santé.

LIN



La graine de lin provient du lin et se rattache aux plantes oléagineuses.
La graine a une composition correcte en acides aminés, surtout la teneur en arginine est élevée.
La graine de lin est pauvre en lysine.
Il contient la vitamine F et est régulateur de l'intestin, à distribuer pendant la mue.

MAÏS



Maïs énergétique, nutritive, cuit et écrasé,elle est riche en carotène, très appréciée de tous les oiseaux, peut-être donnée sous forme d'épis frais, surtout pour les perroquets.

MELANGE POUR ASTRILDS



Panis Rouge,Panis Jaune,Alpiste,Millet Blanc,Millet Japonais et Millet Rouge.

MELANGE BECS DROITS



Alpiste,Navette,Gruau d'Avoine,Lin,Colza,Chenevis et Niger.

MELANGE GRANDES PERRUCHES



Mélanges de différentes graines indispensables aux grands perruches telles que:
Millet jaune,Alpiste,Avoine pelée,Sarrasin,Cardy,Graines de tournesol striées,Graines de tournesol blanches,
Chanvre,Millet rouge,Millet japonais,Niger,Riz Paddy,Millet blanc,Graines de lin,Avoine et Blé.

MELANGE INDIGENES



Alpiste,Tournesol strié,Graines de navettes,Niger,Graines de lin,Avoine pelée,Chanvre et Oeillette bleue.

MELANGE PERROQUETS



Tournesol,Carthame,Orge,Blé,Arachides entière,Maïs,Dari Rouge,Avoine,chènevis,le Lin,le Colza,le Riz,le Millet,l'Alpiste et le Cardy.

MILLET BLANC



c'est une graine ronde et brillante, appelée aussi "millet rond" ou "millet français". Elle provient, comme le millet rouge, d'une graminée, le Panic faux-millet (Panicum miliaceum). Légèrement plus grosse que le panis, la graine de millet blanc doit composer 10 à 20 % du mélange. Elle contient environ 60% de glucides, 12 % de protéines et 4 % de lipides. Elle pousse aussi à l'état spontané en France. Ses épis ne ressemblent pas du tout à ce que l'on nomme "millet en grappes".

MILLET EN GRAPPE



Graine amylacée ou farineuse. Les graines sont arrondies et brillantes. Il en existe plusieurs variétés, qui sont même d'espèces végétales différentes.
Le millet est la base de la nourriture chez les exotiques becs droits. On le trouve dans tous les mélanges pour "exotiques", du commerce. 
Si le millet en grappe ne possède pas toutes les qualités en protéines, il donne un apport important en énergie aux Oiseaux. Il est plus considèré comme une gourmandise, mais c'est en fait un aliment à faible valeur nutritive, mais facile à digérer et éliminer.
Souvent les Oiseaux en raffolent sous forme de grappe. Il est utile pour gaver les jeunes et leur apprendre à manger seuls. C'est souvent le choix des Oiseaux à bec faible : Roselins, Sizerins, Chardonnerets, Bruants, le Moineau, le Gould, tous les petits exotiques. Mais il est également apprécié des " crochus " de toute taille.

MILLET JAPONAIS



Cette graine mate et grise, provenant du Panic pied-de-coq (Ecbinochloa crus-galli ftumentacea, famille des graminées), est moins connue que les précédentes, et pourtant elle devrait entrer dans nos mélanges avec la même proportion que le millet blanc ! En effet, c'est le millet le plus ricbe en protéines (12,6 %), il contient également plus de 60% de glucides et moins de 5 % de lipides.On trouve l'espèce sauvage Echinochloa crus-galli dans les campagnes en été, les oiseaux adorent picorer leurs graines mi-mûres.

MILLET JAUNE



10 à 12% de protéines. Ce millet présente un déficit en acides aminés et calcium.
Il contient presque toutes les vitamines sauf la C mais à un taux peu élevé.

MILLET ROUGE



Le millet rouge a des grains plus gros, jaunâtres, rougeâtres et donne des épis plus lâches et moins dressés,
que le millet blanc.
Les Oiseaux ne font guère de différence mais il semble qu'ils apprécient plus le rouge que le blanc.

MOHA



Genre de millet, dit "millet de hongrie" contient aussi de l'azote et de la chaux, également recommandée pour la mue.

NAVETTE



C’est une graine riche énergétiquement.
La navette est presque similaire à la graine colza, la différence réside dans la saveur plus amère de cette dernière.

NIGER



La dénomination exacte pour cette sorte de graines est en réalité la graine de niger.
C'est une plante donnant l'impression d'une mauvaise herbe avec une inflorescence de plante composée et de formation de graines.
Les petites graines sont de couleur gris noir. Le niger est cultivé principalement en Ethiopie et également en Inde.
La graine est particulièrement riche en matières grasses et protéines et présente un bon pourcentage d'acides aminés.
En outre, le niger contient des quantités respectables de calcium, phosphore et manganèse.


OEILLETTE



L'Oeillette aide à l'élimination des surcharges graisseuses, graine oléagineuse qui sécrète de l'huile.

ORGE



Riche en son et en vitamines.

PANIS JAUNE



C'est un tout petit millet, contenant principalement des glucides (55 %), une proportion modérée de protéines (11 %) et très peu de graisses (3 %). C'est une graine de la Sétaire d'Italie (Setaria italica), une graminée que l'on donne souvent aux oiseaux sous la forme de "millet en grappes" jaune ou rouge. Il en existe différentes variétés, y compris des espèces qui poussent à l'état spontané en France ( par exemple la Sétaire verticillée, Setaria verticillata) : leurs épis font le régal de tous les granivores en été, à l'état mi-mûr ou mûr.

PANIS ROUGE



Idem que le Panis Jaune.C'est un tout petit millet, contenant principalement des glucides (55 %), une proportion modérée de protéines (11 %) et très peu de graisses (3 %). C'est une graine de la Sétaire d'Italie (Setaria italica), une graminée que l'on donne souvent aux oiseaux sous la forme de "millet en grappes" jaune ou rouge. Il en existe différentes variétés, y compris des espèces qui poussent à l'état spontané en France ( par exemple la Sétaire verticillée, Setaria verticillata) : leurs épis font le régal de tous les granivores en été, à l'état mi-mûr ou mûr.

RIZ PADDY



Le caryopse entier non décortiqué,
c'est à dire,l'envelloppe du riz,
est appelé riz paddy ou riz paille.

SARRASIN



Le sarrasin n'est pas une graine mais un fruit. Il est brun grisâtre et de forme plus ou moins triangulaire. À l'origine, c'est une plante asiatique.
Actuellement, le sarrasin provient surtout du Brésil. Il est cultivé sur une petite échelle au Canada et en Chine mais aussi aux Pays-Bas.
Le sarrasin est une bonne source de protéines et contient un faible pourcentage de matières grasses.
Les hydrates de carbone sont constitués d'amidon et d'un peu de sucre. Le sarrasin est riche en acides aminés arginine et lysine.

TOURNESOL STRIE



Le tournesol est l'aliment de base des mangeoires! 
C'est la graine la plus nutritive que l'on puisse offrir aux oiseaux. 
Le tournesol est est consommé en plus grande quantité que toute autre sorte de graines d'oiseaux. 
Il y a tellement d'espèces d'oiseaux qui en font leur nourriture préférée qu'on peut dire que le tournesol est indispensable aux postes d'alimentation.
Le tournesol strié convient à la plupart des oiseaux qui ont un bec puissant ou qui ne sont pas trop bec fins. 
Il n'est pas dispendieux et entre souvent dans la composition des mélanges.


TOURNESOL NOIR



Idem que le tournesol Strié.
Le tournesol appartient à la famille des composacées et a son origine en Amérique du nord. 
Les fleurs de tournesol sont cultivées également pour les graines dont on extrait l’huile.
Il y a différentes sortes de graines: blanches, noires, striées grises et striées noires.
Les graines blanches viennent du Kenya et d'Egypte, les noires d'Amérique, les striées proviennent notamment d'Argentine, du Canada, de Hongrie et de Chine.
En ce qui concerne la valeur alimentaire, il n'y a pas de différence entre les différentes couleurs.
La graine de tournesol appartient aux graines riches en graisses.
La protéine est riche en acide aminé arginine. Il est conseillé d'en donner plus en hiver...


22/01/2014
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La Verdure dans l'Alimentation

La Verdure dans l'Alimentation

Contrairement à ce que certains débutants pourraient croire, un oiseau n'est pas essentiellement granivore. En effet, si les graines constituent son alimentation de base, les donner comme unique nourriture serait une erreur. Comme nous, ils ont besoin d'une alimentation équilibrée, sous peine de souffrir de carences pouvant les rendre très malades, voire conduire à leur mort. Il existe beaucoup de compléments nutritionnels essentiels comme l'os de seiche, la pâtée à l'œuf, la pâtée insectivore, le gravier, les vitamines… Mais parmi tous, la verdure, les fruits et les légumes sont ceux qui occupent l'une des plus grandes places. 

Tout d'abord, leur distribution doit être quotidienne et variée : les oiseaux ont besoin de manger équilibré tous les jours, sans exception. La variété est le secret de leur bonne santé, et ceci dès qu'ils emménagent chez vous. En effet, il est nécessaire d'habituer tout de suite vos oiseaux à consommer des aliments frais car ils risquent de les éviter ensuite. La plupart des oiseaux achetés en animalerie n'ont presque jamais consommé de verdure ! C'est pourquoi vous devrez faire attention et distribuer d'abord de petites quantités afin que vos compagnons s'adaptent à ce nouveau régime alimentaire, car l'ajout brutal de ce genre de nourriture en trop grande quantité pourrait provoquer de troubles digestifs. Veillez à « doser » la quantité distribuée selon le type et le nombre d'individus : il est évident qu'une colonie de Paddas aura plus de besoins qu'un couple de Diamants Mandarins ! Pour commencer, tentez d'estimer la quantité à donner selon le nombre et la taille des oiseaux. Vous vous apercevrez vite (en observant et vérifiant s'il y a des restes) s'il faut réduire ou augmenter la ration. Cela vous permettra d'une part d'éviter le gaspillage, et d'autre part d'empêcher vos oiseaux de trop en consommer ou de manger quelque chose qui se serait dégradé pendant la journée. Si toutefois vous vous apercevez que tout n'a pas été mangé, enlevez les aliments avant qu'ils ne pourrissent car vos oiseaux pourraient être malades en les consommant.

Si vos oiseaux ont suffisamment de verdure, de fruits et de légumes ils seront en pleine forme, auront un beau plumage et se reproduiront beaucoup mieux. Un oiseau ne consommant que des graines finis par être faible et triste, par avoir un plumage terne, et a de grands risques d'être malade à cause des carences.

La verdure : 

Salade : elle est très appréciée par tous les oiseaux.

Laitue : très appréciée. Ne pas trop en distribuer car laxatif.

Chou : selon les goûts des oiseaux. Vous pouvez en donner tant qu'ils veulent.

Chicorée et épinard : appréciés et à volonté.

Endive : légèrement moins appréciée que la salade car les oiseaux ont tendance à délaisser la partie blanche de la feuille (moins tendre). Même quantité que la salade.

Graminées et plantes sauvages : mouron blanc et pissenlit : les oiseaux adorent ces plantes. Toutefois, veillez à ne pas les cueillir au bord d'une route (fumée toxique des voitures) ou dans un endroit susceptible d'avoir été aspergé de désherbant ou autre produit pouvant nuire gravement à la santé de vos oiseaux. 

Vous pouvez également leur donner du persil, du basilic, du cresson ou du cerfeuil.

Les fruits : 

La pomme : mieux vaut la râper car elle risque d'être un peu difficile à manger. Elle est très appréciée lorsqu'elle est incorporée à la pâtée. Attention : en quantité raisonnable (laxatif).

Le kiwi : parfois trop acide, il est moyennement apprécié. L'acidité peut être irritante, comme celle des agrumes. Toutefois les oiseaux aiment les graines du kiwi.

Le raisin : il peut être difficile à manger à cause de la peau. Le mieux est de le couper en morceau ou, si vous pouvez, d'enlever la peau. 

La poire : exactement comme la pomme.

Fraises, framboises, mûres et cerises : à couper en morceaux. Il est préférable de les mettre dans une mangeoire pour limiter l'éparpillement au sol.

Figues et raisins secs : à distribuer en petite quantité car ils sont très sucrés.

L'orange et la banane : à éviter : les agrumes sont trop acides et la banane risque de coller au bec et au plumage de l'oiseau.

ATTENTION :

Ne donnez jamais d'avocat à vos oiseaux car cela peut les empoisonner. Toutefois, ce n'est pas l'avocat en lui même qui est toxique mais le produit utilisé pour sa culture. Autrement dit, on peut très bien donner des avocats provenant d'un jardin où aucun produit n'est utilisé.

Evitez de donner trop de fruits juteux car si le jus tache le plumage de l'oiseau, cela peut attirer les guêpes. Lavez et séchez bien tous les aliments frais.

Les légumes : 

La tomate : cela dépend du goût des oiseaux et aussi de leur habitude. Vous avez peu de chances de succès à la première distribution car la couleur rouge étonne et inquiète certains oiseaux s'ils n'en ont jamais consommé. Si vous persévérez vos oiseaux y goûteront sûrement. Elle est tendre et donc facile à manger. Il est préférable de la couper en tranches fines dans une petite soucoupe car la partie tendre et le jus seraient absorbés et souillés par le sable s'ils étaient à même le sol.

Le concombre : apprécié mais en petite quantité car contrairement aux canaris, les exotiques risquent d'en laisser.

La carotte : râpez la et incorporez- la à votre pâtée. Distribuez les morceaux les plus petits possible afin de faciliter la consommation. En effet, les morceaux trop grands sont difficiles à manger et collent au bec. Les oiseaux qui tentent de se débarrasser des morceaux collés finissent par en éparpiller aux quatre coins de la cage.

Poivron et courgette : la courgette est a peu près appréciée comme le concombre. Poivron : selon les goûts des oiseaux, à couper en tranches fines ou en dés.

Vous vous apercevrez vite des goûts de vos oiseaux. Il est nécessaire de varier autant que possible, mais persister à proposer des aliments non appréciés et donc gaspiller, me paraît inutile. La première fois ils risquent de ne pas y toucher beaucoup mais cela est normal. Si l'aliment les intéresse, ils finiront par y goûter. Distribuez donc l'aliment plusieurs fois avant de voir s'il est utile de persister. D'ordinaire les exotiques ne sont pas difficiles, mais leur petit bec demande qu'on les aide un peu en coupant ou en râpant les fruits et légumes gros ou trop fermes (carotte et pomme par exemple).

Autre remarque : Pour les fruits et légumes de grande surface : il faut bien les rinçer, ôter la peau et les graines à cause des pesticides. De plus, il sont beaucoup moins riches (apports plus faibles pour les produits de culture industrielle, notamment en vitamines).

Si les aliments frais sont lavés, séchés et retirés avant qu'ils ne se dégradent, ils constitueront pour vos compagnons un complément alimentaire idéal qui les gardera beaux et en forme.


22/01/2014
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40 Plantes pour nos oiseaux.

Un excellent article écrit par Corentin et publié sur ce blog avec son aimable autorisation. Profitez-en pour visiter son site (ça vaut le détour): 

 

http://www.elevage-du-haut-marais.be/

 

 

Les plantes pour les oiseaux

 

Voici un article sur 40 plantes que l'on peut donner aux oiseaux.

 

 

1. Porcelle enracinée :(Hypochaeris radicata)

- Taille : de 20 à 50 cm.

- Floraison : de juin à septembre.

- Cycle de vie : vivace.

- Habitat : en plaine et en montagne. Prairies, bords des chemins, souvent sur sols sablonneux.

- Fleurs : fleurs toutes ligulées. Capitules mesurant 36-40 mm de diamètre.

- Feuilles : feuilles velues-cillées, en rosette radicale, dentées ou lobées.

- Tige : hampe garnie seulement d'écailles.

- Récolte : comme le pissenlit.

- Pour quels oiseaux : verdiers, chardonneret, sizerins et linottes.

 

 Porcelle enracinée.jpg

 

 

 

2. Grande Ortie :(Urtica dioica )

- Taille : de 0,30 à 1 m (1,50 m maximum).

- Floraison : de juin à septembre.

- Cycle de vie : vivace plante à rhizome.

- Habitat : champs, terrains vagues, broussailles, talus, bords des cours d'eau, près des habitations et des cultures, ruines, en sol riche en azote.

- Fleurs : fleurs vertes, à l'aisselle des feuilles, mâles et femelles portées par des pieds différents (plante dioïque), les premières en grappes dressées, les secondes en grappes pendantes.

- Feuilles : feuilles opposées, à dents pointues, plus longues que larges ; pétiole égalant la moitié du limbe.

- Récolte : seules les graines mûres que l’on trouve dans les grappes sont bonnes à être récoltées.

- Pour quels oiseaux : bouvreuil et serin. (cini).

- Propriétés: toute la plante contient des substances hémostatiques, diurétiques et dépuratives. Elle est riche en protéines, en vitamines et en sels minéraux.

 

Grande Ortie.jpg
 

 

 

3. Moutarde des champs :(Sinapis arvensis )

- Taille : de 30 à 60 cm.

- Floraison : d'avril à octobre.

- Cycle de vie : annuelle.

- Habitat : champs, chemins, cultures, terrains vagues, surtout en sol argileux et calcaire.

- Fleurs : fleurs jaune vif et uni, de 1 à 2 cm ; sépales vert clair étalé en croix.

- Feuilles : feuilles inférieures grandes, lobées ou dentées, et pétiolées ; feuilles supérieures dentées, sessiles, non embrassantes.

- Reproduction : fruits (siliques) de 2 à 5 cm, à long bec conique ; graines disposées sur un rang dans chacune des loges.

- Récolte : arracher les fruits en glissant la main autour des tiges. Les siliques se détachent aussi facilement.

- Propriétés: la plante contient des substances laxatives, stimulantes et irritantes.

 

Moutarde des champs.jpg
 

 

 

4. Centaurée des près :(Centaurea pratensis)

- Floraison : cette magnifique plante est une de celles qui voient ses beaux capitules blancs se dessécher lentement au cours du mois de juillet. Le temps de la maturité se situe donc de juillet à août.

- Aspect : cette robuste plante buissonnante, très ramifiée, a des feuilles lancéolées non dentées. Seules les feuilles inférieures sont quelque peu découpées. Les fleurs sont bleues et sont rassemblées en capitules globuleux à involucre noirâtre. Ces capitules se dessèchent à la maturité.

- Récolte : Les graines ont la forme d’un croissant de lune. Il vaut mieux les récolter lorsque les capitules ne sont pas encore ouverts, car dès ce moment la majorité des graines disparaissent.

- Habitat : on peut la trouver dans les terrains secs, les lieux sableux, les prairies et surtout le long des talus de chemin de fer.

 

Centaurée des près.jpg
 

 

 

5. Plantain à larges feuilles :(Plantago major)

- Taille : de 10 à 50 cm (60 cm maximum).

- Floraison : de juin à octobre.

- Cycle de vie : vivace hivernant sous la forme d'une souche feuillée (rosette).

- Habitat : champs, terrains vagues, bords des routes, sols piétinés, pelouses.

- Fleurs : fleurs verdâtres, en long épi très mince, aussi long que la hampe ; anthères violettes.

- Feuilles : feuilles toutes en rosette, étalées, ovales (environ deux fois plus longues que larges), entières, à pétiole ailé aussi long que le limbe.

- Tige : hampe florale naissant au milieu de la rosette.

- Récolte : la cueillette ne sera utile qu’à partir du mois d’août, dès que les « queues de rat » deviennent brun foncé et commencent à sécher. Avant ce mois, les fruits sont sans valeur et les oiseaux n’y touchent pas. Les oiseaux mangent les graines aussi bien à l’état frais qu’à l’état sec.

- Pour quels oiseaux : jeunes et vieux canaris, pratiquement tous les oiseaux indigènes comme bouvreuil, chardonneret, verdiers, pinsons, linottes mélodieuses, serins cinis, et sizerins.

- Propriétés: les feuilles et les racines contiennent des substances légèrement toniques, topiques, astringentes, dépuratives et émollientes.

 

Plantain à larges feuilles.jpg
 

 

 

6. Bleuet des champs ou centaurée bleuet :(Centaurea cyanus )

- Taille : de 10 à 50 cm.

- Floraison : de juin à septembre.

- Cycle de vie : annuelle bisannuelle.

- Habitat : prés rocailleux, cultures de céréales sur sol acide.

- Fleurs : capitule de 1,5 à 2,5 cm, bleu, à l'extrémité de la tige ; collerette de bractées vertes ; corolle à 5 pétales très étroits ; calice renflé et surmonté de 5 dents très effilées.

- Feuilles : feuilles alternes, ovales, étroites, entières, ondulées, d'odeur désagréable au froissement.

- Tige : tiges dépourvues de feuilles à leur partie supérieure.

- Reproduction : fruit (akène) surmonté de 5 arêtes.

- Récoltes : les graines sont données avant la maturité. On jette les capitules cueillis dans la volière. On peut en préparer une bonne réserve pour l’hiver en faisant sécher les capitules et puis en détachant les graines en frottant entre les doigts.

- Pour quels oiseaux : bouvreuils, verdiers, pinsons, chardonnerets, bruants jaunes.

- Propriétés: diurétiques, astringentes, expectorantes. Ophtalmiques. On l'utilisait jadis pour soigner bon nombre de maladies plus ou moins graves. De nos jours, l'usage en est limité pour décongestionner les bronches, calmer la toux, stimuler la fonction urinaire (ce qui le fait utiliser contre les rhumatismes), mais surtout pour prévenir et soigner les inflammations et les irritations des yeux. Le bleuet déploie encore une action analogue sur les muqueuses de la bouche et de la gorge.

 

Bleuet des champs ou centaurée bleuet.jpg
 

 

 

7. Chardon des marais :( Cirsium palustre)

- Taille : de 0,30 à 2 m.

- Floraison : de juin à septembre.

- Cycle de vie : vivace plante à stolons..

- Habitat : prairies tourbeuses, marais, haies, landes, bois et clairières humides.

- Fleurs : capitules roses ou pourpres, de 1 à 2 cm, en groupes de 2 à 8 ; bractées florales rougissantes.

- Feuilles : feuilles étroites, très découpées, à épines nombreuses et très piquantes, poilues au-dessus.

- Tige : tiges ailées et piquantes sur toute leur longueur.

- Récolte : dès que les soies de graines apparaissent, la plante peut être récoltée. Ou bien on coupe les capitules de la tige à l’aide d’un sécateur, au bien, on cueille les capitules avec les mains gantées. On les jette ainsi dans la volière, ou bien on décortique les capitules à l'aide d’une râpe et on recueille les graines sur une grande feuille de papier. On peut donner ces graines aux oiseaux.

- Pour quels oiseaux : chardonnerets, bouvreuils pivoines, et en moindre quantité aux sizerins.

 

 Chardon des marais.jpg

 

 

8. Mouron des oiseaux :(Stellaria media)

- Taille : de 8 60 cm.

- Floraison : de mars à octobre, presque toute l'année.

- Cycle de vie : annuel cycle de végétation très court.

- Habitat : champs, jardins, chemins, bord des chemins, terrains en friche, décombres, de préférence en sol humide et azoté.

- Fleurs : fleurs blanches, de 1 cm environ ; apparemment 10 pétales (en fait, 5 pétales divisés chacun en deux), de même longueur que les sépales ; étamines en nombre variable, souvent pas plus de 5, violets-rouge. Pédoncules floraux visqueux.

- Feuilles : feuilles opposées, ovales, celles de la base ayant un long pétiole, les supérieures étant sessiles.

- Tige : tige circulaire. Une rangée de poils typique relie chaque nœud à son voisin supérieur ou inférieur.

- Reproduction : fruit (capsule) à 5 dents, sensiblement de la même longueur que les sépales.

- Récolte : on dépose dans les cages ou volières, de préférence, les tiges entières. Les oiseaux mangent les capsules qui contiennent des graines encore molles et aussi les feuilles et même les tiges s’ils manquent de verdure.

- Pour quels oiseaux : pratiquement tous les oiseaux aiment le mouron, surtout les indigènes et les canaris, bien que le chardonneret n’en raffole pas.

- Propriété : la plante contient des substances antirhumatismales.

 

 Mouron des oiseaux.jpg

 

 

9. Plantain lancéolé :( Plantago lanceolata)

- Taille : de 10 à 70 cm.

- Floraison : d'avril à octobre.

- Cycle de vie : vivace.

- Habitat : prairies, lieux herbeux, bords des routes, talus, terrains vagues, en sol non acide.

- Fleurs : fleurs groupées en épis brunâtres, beaucoup plus courts que la hampe. Anthères blanc-jaune, très voyantes, sur des étamines dépassant longuement les fleurs.

- Feuilles : feuilles toutes à la base en rosette, parfois très nombreuses, très allongées (au moins cinq fois plus longues que larges), entières, se rétrécissant en un long pétiole.

- Tige : hampe apparaissant au milieu de la rosette, et profondément sillonnée.

- Récoltes : au cours de tout le mois de juillet et plus tard aussi, on peut cueillir les capsules dans un sac en plastique. On peut les donner immédiatement aux oiseaux ou bien les conserver pour l’hiver. Ces graines sont mêmes en vente dans les magasins spécialisés.

- Pour quels oiseaux : jeunes et vieux canaris, pratiquement tous les oiseaux indigènes comme bouvreuil, chardonneret, verdiers, pinsons, linottes mélodieuses, serins cinis, et sizerins.

- Propriétés : la plante contient des substances astringentes, décongestionnantes,

anti dysentériques et anti dysentériques.

 

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10. Laiteron maraîcher : (Sonchus oleraceus)

- Taille : 1 m maximum.

- Cycle de vie : annuelle bisannuelle.

- Habitat : comme le laiteron des champs.

- Fleurs : capitules plus petits que le Laiteron des champs, de 2 à 2,5 cm, à styles et stigmates

- verdâtres ou bruns, et à bractées souvent glabres.

- Récoltes : cueillir les graines mûres en enlevant une partie de la tige. De cette manière la ramification est favorisée et ainsi le nombre des capitules sera encore augmentée pour les prochaines récoltes.

- Pour quels oiseaux : sizerins, verdiers, chardonneret, bouvreuils et canaris.

- Propriétés : toute la plante contient des substances stomachiques, dépuratives et cholagogues.

 

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11. Cirse commun : (Cirsium vulgare, Cirsium lanceolatum)

- Taille : de 0,50 à 1,50 m.

- Floraison : de juillet à septembre.

- Cycle de vie : bisannuelle.

- Habitat : prés, terrains vagues, cultures, bois clairs.

- Fleurs : capitule rose ou pourpre, de 2 à 4 cm bractées florales terminées par une pointe jaune.

- Feuilles : feuilles vert foncé, très découpées, chaque lobe étant muni d'une grosse épine jaunâtre face supérieure hérissée de poils piquants feuilles longuement décurrentes formant 2 ailerons épineux de chaque côté de la tige.

- Tige : tiges ailées et pourvues de longues épines

- Récolte : prendre les capitules lorsqu’ils sont mûrs et enlever les plumets des fruits de sorte que l’on puisse râper les graines dans une boite. En les présentant normalement il y a trop de poils de graines.

- Pour quels oiseaux : chardonnerets, tarins et bouvreuils.

 

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12. Oseille sauvage : (Rumex acetosa)

- Taille : 1 m.

- Habitat : prairies, bords des routes, champs, les lieux incultes, les buissons, le long des sentiers, au pied des murs et, en général, dans les lieux frais et sauvages des bords de la mer jusqu'à l'étage submontagnard.

- Aspect : c’est une plante dioïque dont les tiges dressées sont entourées d’un étui brun membraneux. Les fleurs assez petites sont rassemblées en des plumets lâches, monogames, d’abord verts, puis rouges.

Les feuilles assez grandes, apparaissent les premières et font penser à des feuilles de tabac. Ensuite, apparaissent les tiges qui se garnissent de graines. En effet, une caractéristique du Rumex, est que les tiges sont garnies entièrement jusqu’à leur sommet de semences triangulaires d’un jaune brunâtre. Dès que ces semences sont mûres, elles deviennent rouges.

- Récolte : à partir du mois de mai jusque fin juin.

- Propriétés : la racine est diurétique et les feuilles sont antiscorbutiques, adoucissantes et rafraîchissantes.

 

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13. Géranium Herbe-à-Robert : (Geranium robertianum)

- Taille : de 20 à 40 cm (45 cm maximum).

- Floraison : de mai à septembre.

- Cycle de vie : annuel bisannuel hivernant sous la forme d'une souche feuillée.

- Habitat : bois, haies, jardins, vieux murs, anciens dépotoirs, bordure des champs, surtout près des habitations, à mi-ombre.

- Fleurs : fleurs roses, de 1,2 à 2 cm, groupées par 2 ; pétales pas ou à peine échancrée, possédant un onglet très long à la base.

- Feuilles : feuilles palmées, souvent teintées de rouge, chaque foliole étant découpée jusqu'à la nervure.

- Récolte : les grosses graines juteuses peuvent être données, enfermées dans leur coque. Il est assez difficile d’un constituer une provision d’hiver, car la plante est plutôt rare.

- Pour quels oiseaux : bouvreuils, verdiers.

- Propriétés : la plante entière dont les feuilles et les fleurs contiennent des substances astringentes et toniques..

 

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14. Salsifis des prés :( Tragopogon pratensis)

- Taille : 25 à 75 cm.

- Floraison : de mai à août.

- Cycle de vie : annuel vivace hivernant sous la forme d'une souche.

- Habitat : prairies, pâturages, bords de chemins.

- Fleurs : fleurs réunies en gros capitules (5 cm) ; elles sont en languettes jaunes. Les capitules sont solitaires, munis de longues bractées vertes.

- Feuilles : feuilles en rosette ou alternes, effilées, peu ou pas pétiolées.

- Tige : un suc laiteux s'écoule de la plante à la cassure.

- Récolte : quand les graines sont à maturité mais avant qu’elles ne soient emportées par le vent.

- Pour quels oiseaux : verdier, chardonneret, linotte, bouvreuil, tarin.

- Propriétés : les racines contiennent des substances expectorantes, béchiques et dépuratives.

 

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15. Petite Bardane : (Arctium minus, Lappa minor)

- Floraison : de juillet à septembre.

- Cycle de vie : bisannuelle.

- Habitat : bord des routes, terres incultes, sur sol riche en azote.

- Fleurs : fleurs mauves toutes tubuleuses ; nombreuses bractées à la base des fleurs, terminées par un crochet qui leur permet de s'agripper au pelage des animaux.

- Feuilles : feuilles larges et grandes (jusqu'à 50 cm), alternes, cotonneuses en dessous. Capitules globuleux de 1,5 à 2 cm.

- Tige : tiges souvent rougeâtres.

- Récolte : à partir de septembre. On doit cependant être prudent, car si l’on porte la plante dans la volière, il y a un risque que les canaris restent attachés aux pelotes adhésives. Il vaut mieux servir les graines, (en forme de demi-lune) dissociées des pelotes par frottement.

- Propriétés : la plante contient des substances dépuratives et sudorifiques.

 

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16. Cirse (chardon) des champs : (Cirsium arvense)

- Taille : de 0,30 à 1,50 m.

- Floraison : de juin à septembre.

- Cycle de vie : vivace plante à rhizome.

- Habitat : champs, prairies, terrains vagues, terrains cultivés, jardins, vignobles. En sol argileux.

- Fleurs : capitule rose ou lilas, de 1,5 à 2,5 cm, parfumé bractées un peu épineuses, à courte pointe, rougissantes à l'extrémité.

- Feuilles : feuilles sessiles ou décurrentes, les supérieures embrassant la tige, lobées, à épines nombreuses sur le bord face inférieure couverte de duvet blanc, face supérieure non poilue, sans épine.

- Tige : tige ramifiée au sommet, non ailée, non épineuse.

- Récolte : couper les tiges de manière à avoir les capitules les plus bas et de cette façon on peut jeter la plante entière dans la volière. On peut aussi récolter les capitules séparément et ensuite faire tomber les graines dans une boîte en frottant les capitules sur une râpe. On peut ainsi conserver les graines pour l’hiver.

- Pour quels oiseaux : chardonnerets, tarins, bouvreuils.

 

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17. Pissenlit : (Taraxacum officinale)

- Taille : 35 cm (de 5 à 40 cm).

- Floraison : de mars à octobre.

- Cycle de vie : vivace.

- Répartition : le pissenlit pousse partout à travers le monde.

- Toxicité : la plante est comestible bien qu'elle contienne du chicotin légèrement vénéneux.

- Habitat : prairies, prés, pelouses, gazons, lieux herbeux, terrains vagues, bord des routes. Aime les terrains azotés.

- Fleurs : capitules de 3 à 5 cm, solitaires sur la tige, et composés uniquement de fleurons ligulés.

- Feuilles : feuilles toutes en rosette basale, lobées ou grossièrement dentées. Forme des feuilles variables.

- Tige : longue tige creuse et sans feuille.

- Reproduction : akènes à aigrettes disséminés par le vent.

- Pour quels oiseaux : tarins, sizerins, chardonnerets, linottes.

- Propriétés : les feuilles et les racines contiennent des substances diurétique, toniques, cholagogues et dépuratives.

Elle est riche en provitamine A (14 000 UI/100g) et en calcium (76 mg/100g). Elle contient également du fer, du calcium, du potassium, du sodium et de la silice.

Il serait impossible de dresser une liste des propriétés thérapeutiques attribuées au pissenlit, tant elles sont nombreuses. C'est d'ailleurs l'une des plantes comestibles et officinales les plus connues et utilisées.

Depuis bien longtemps on lui reconnaît la vertu de stimuler la fonction hépatique. On l'utilise avec succès contre les insuffisances hépatiques, les calculs de la vésicule biliaire, l'hypercholestérolémie, certaines dermatoses en rapport avec une insuffisance hépatique, les hémorroïdes ainsi que pour combattre la constipation et l'obésité.

 

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18. Reine des près : (Filipendula ulmaria, Spirea ulmaria)

- Taille : de 0,70 à 2 m.

- Floraison : de juin à août.

- Cycle de vie : vivace hivernant sous la forme de rhizome ou de tubercule.

- Habitat : prairies humides, fossés, marais, bords des cours d'eau. Manque en terrain acide, tourbeux.

- Fleurs : stipules grandes, cordiformes, dentées. Inflorescence compacte et très odorante, fleurs petites, de 4 à 8 mm, blanc crème ; généralement 5 pétales, parfois 6 ; étamines beaucoup plus longues que les pétales.

- Feuilles : feuilles alternes, pennées, à 5, 7, 9 ou 11 folioles dentées, les grandes étant intercalées avec les très petites, vert foncé dessus, blanchâtre dessous.

- Tige : en touffes à longues tiges.

- Récolte : après la floraison les petites fleurs se ferment jusqu’à la formation d’un fruit enroulé. La cueillette peut se faire de la fin août jusqu’à la fin septembre lorsque les graines sont sèches.

- Pour quels oiseaux : bouvreuils, sizerins, chardonnerets, éventuellement, canaris, verdiers, linottes.

- Propriétés : les fleurs, les feuilles et les sommités contiennent des substances diurétiques et antirhumatismales.

 

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19. Chicorée sauvage : (Cichorium intybus)

- Taille : de 0,20 à 1,20 m.

- Floraison : de juillet à octobre.

- Cycle de vie : bisannuel vivace hivernant sous la forme d'une souche.

- Habitat : prairies, prés rocailleux, terrains vagues, friches, bords des routes. En terrains secs et calcaires.

- Fleurs : capitules de 2,5 à 4 cm, bleu vif, se refermant en milieu de journée. Fleurons tous ligulés, à extrémité dentée.

- Feuilles : feuilles poilues en dessous, de saveur amère, celles de la base en rosette, lobées, les supérieures entières ou seulement dentées.

- Récolte : on attend le mois de septembre jusqu’à ce que les tiges portant des fruits soient desséchées. Alors, on peut récolter, comme chez l’onagre, ou bien par battage ou bien en plaçant tout simplement la plante dans la volière.

- Propriétés : les feuilles et les racines contiennent des substances amères, toniques,

Stomachiques, dépuratives, légèrement laxatives. Les feuilles stimulent la fonction du foie et sont diurétiques.

 

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20. Onagre : (Oenothera biennis)

- Taille : jusqu'à 1 m.

- Habitat : terrains vagues, bords des eaux.

- Floraison : les onagres fleurissent à partir du mois de juin jusqu’en septembre, mais les capsules cylindro-coniques, contenant des graines brunâtres, restent encore longtemps fermées. C’est une plante bisannuelle.

- Aspect : cette plante présente une grande différence entre la forme juvénile et la forme adulte. La forme adulte peut atteindre une hauteur de 170 cm et elle est souvent ramifiée si elle croît sur un sol favorable. Les feuilles sont lancéolées et mesurent 10cm de longueur et 3 cm de largeur. Leur couleur ressemble à celle des feuilles du tabac. Les fleurs sont jaunes et tombantes lorsqu’elles sont fanées, les graines mûrissent alors dans l’ovaire situé en dessous de la fleur (ce qui semble être la tige de la fleur). En automne, les ovaires, devenus des capsules s’ouvrent ou se fendent longitudinalement. La plante de dessèche et prend la forme hivernale.

- Pour quels oiseaux : chardonneret, tarin, sizerin, bouvreuil,…

 

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21. Spergule des champs : (Spergula arvensis)

- Taille : de 10 à 40 cm (60 cm maximum).

- Floraison : de mai à septembre.

- Cycle de vie : annuelle.

- Habitat : champs, bois, chemins. En sol sableux et acide, jamais en terrain calcaire.

- Fleurs : fleurs blanches, de 4 à 10 mm, d'odeur désagréable pétales non échancrés, de même longueur que les sépales ; 5 à 10 étamines, 5 styles.

- Feuilles : feuilles paraissant verticillées, filiformes, charnues, creusées d'un sillon en dessous.

- Tige : tiges poilues et collantes.

- Reproduction : fruit (capsule) à 5 dents, renfermant de très nombreuses graines.

- Récolte : au moindre attouchement, les très fines graines tombent des capsules rondes, dès que celle-ci sont mûres. Récoltez-les donc avant la maturité. Lorsqu’elles ne sont pas mûres, on remplira facilement un sac à provision en peu de temps. On peut aussi laisser sécher les graines. Elles sont aussi petites que les graines de pavot, mais elles sont noires.

- Pour quels oiseaux : canaris, verdiers et linottes.

 

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22. Épilobe en épi : (Epilobium angustifolium, Epilobium spicatum)

- Taille : de 0,50 à 1,80 m.

- Floraison : de juin à septembre.

- Cycle de vie : vivace plante à longs rhizomes.

- Répartition : toute la France. Manque localement. Absente de la région méditerranéenne.

- Habitat : lisières des bois, clairières, coupes forestières, terrains vagues, landes, sur sol siliceux.

- Fleurs : fleurs de 2 cm, rose vif, en long épi non feuillé au sommet de la tige ; 4 pétales un peu inégaux et peu échancrés ; étamines et style pendants.

- Feuilles : feuilles toutes alternes, simples, entières, étroites (2 cm de large au maximum).

- Reproduction : fruit (capsule) très effilé, s'ouvrant par 4 valves longitudinales, laissant échapper des graines très petites et poilues.

- Récolte : juste avant que les capsules éclatent.

- Pour quels oiseaux : bouvreuil pivoine et serin cini.

- Propriétés : la plante entière contient des substances astringentes et anti-inflammatoires.

 

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23. Renouée des oiseaux : (Polygonum aviculare)

- Taille : couchée, pouvant atteindre 1,50 m de long.

- Floraison : de juin à novembre.

- Cycle de vie : annuelle.

- Habitat : terrains vagues ou cultivés, en sol nu, bord des chemins.

- Fleurs : fleurs minuscules, de 3 mm environ, verdâtres, bordées de blanc ou de rouge, isolées ou groupées par 2 à 4 à l'aisselle des feuilles.

- Feuilles : feuilles alternes, ovales, allongées, sessiles. Présence d'une gaine blanchâtre à bord denté au niveau de chaque nœud.

- Reproduction : fruit (akène) de section triangulaire, brun, dépassant légèrement du périanthe persistant.

- Pour quels oiseaux : linottes, verdiers, bouvreuil, tarins, chardonnerets, pinsons du nord.

- Propriétés : toute la plante contient des substances astringentes, hémostatiques et sédatives.

 

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24. Renouée persicaire : (Polygonum persicaria)

- Taille : de 10 à 70 cm.

- Floraison : de juin à octobre.

- Cycle de vie : annuelle.

- Habitat : berges des rivières et des étangs, terrains vagues, cultures, en sol argileux, humide et riche en azote.

- Fleurs : fleurs roses, très petites, groupées en épis denses et allongés.

- Feuilles : feuilles alternes, allongées, en forme de feuilles de pêcher, à pétiole court, poilues en dessous, marquées d'une tache noirâtre. Au niveau de chaque nœud, une gaine roussâtre, poilue et à bord cilié.

- Reproduction : fruit globuleux de 3 mm environ, noir, brillant.

- Récolte : la plante peut être servie aux oiseaux avec succès dès le début juillet. On la sert entière en la déposant sur le sol de la volière.

- Pour quels oiseaux : verdiers, sizerins, linottes, bouvreuils, chardonnerets, pinsons des arbres et du nord, canaris.

- Propriétés : la plante contient des substances expectorantes, anti diarrhéiques et cholagoles.

 

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25. Achillée millefeuille : (Achillea millefolium)

- Taille : de 15 à 80 cm.

- Floraison : de juin à octobre.

- Cycle de vie : vivace plante à stolons.

- Habitat : talus, prairies, pelouses, bords des routes, chemins, terrains vagues caillouteux, en sol mi- sec. Sur sols azotés.

- Fleurs : inflorescence en corymbes denses. La fleur, de 5 mm, est en fait un petit capitule composé de fleurs hermaphrodites central blanc-jaune, tubuleuses, à 5 divisions et de 4 ou 5 fleurs ligulées à la périphérie, blanches ou roses, échancrées en 3 parties.

- Feuilles : feuilles doublement pennées vert foncé, très allongées et découpées en fines lanières courtes.

- Tige : tiges dressées non ramifiées.

- Récolte : dès que la plante commence à sécher, les graines sont mûres et l’on peut jeter les capsules dans la volière.

- Pour quels oiseaux : chardonnerets et bouvreuils.

- Propriétés : les fleurs contiennent des substances aux propriétés toniques, digestives, hémostatiques, amères, stomachiques, antispasmodiques, emménagogues, hypotensives et anti hémorroïdales.

 

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26. Bourse à pasteur : (Capsella bursa-pastoris)

- Taille : de 15 à 40 cm.

- Floraison : de février à novembre.

- Cycle de vie : annuelle persistant parfois en hivers.

- Habitat : bords des routes, champs, jardins, terrains vagues.

- Fleurs : fleurs minuscules, de 2 à 3 mm, blanches, à sépales poilus.

- Feuilles : rosette de feuilles lobées à la base, feuilles supérieures entières, à oreillettes

- Récolte : on peut arracher la plante entière du sol, ou bien glisser la main le long de la tige et ainsi n’arracher que les fruits. Cueillies avec la tige entière, les silicules triangulaires, qui ont la forme d’une bourse restent fraîches plus longtemps que si elles sont cueillies isolément.

- Pour quels oiseaux : canaris, chardonnerets, verdiers, linottes, bouvreuils, pinsons de nord, cinis, tarins.

- Propriétés : les tiges florales contiennent des substances astringentes et antihémorragiques, résolvantes des engorgements. La bourse-à-pasteur est recommandée contre la tension artérielle élevée et, chez la femme, contre les hémorragies à la puberté et à la ménopause ainsi que contre les diarrhées, les hémorroïdes et les varices.

 

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27. Armoise commune : (Artemisia vulgaris)

- Taille : de 0,50 à 1,20 m (1,50 m maximum).

- Floraison : de juin à septembre.

- Cycle de vie : vivace hivernant sous la forme d'une souche.

- Habitat : bords des routes, terrains vagues, champs, talus, décombres.

- Fleurs : petits capitules de fleurs jaunâtres en inflorescence allongée au sommet des tiges.

- Feuilles : feuilles alternées, très découpées, vert foncé au-dessus, blanchâtres et duveteuse en dessous.

- Tige : tiges brun-rouge.

- Récolte : cette plante peut être débarrassée de ses graines, il suffit de les arracher ou bien on peut donner la plante entière aux oiseaux. Mais l’on doit attendre la maturité qui est attente en août et septembre, car les oiseaux n’apprécient nullement les graines non murent.

- Pour quels oiseaux : tous les fringillidés.

- Propriétés : toute la plante contient des substances digestives, vermifuges, emménagogues, anti hystériques, sédatives.

 

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28. Épervière en ombelle : (Hieracium umbellatum)

- Plante herbacée vivace, hermaphrodite, aphyllopode, entièrement glabre, glabrescente ou faiblement hérissée (10-120 cm).

- Tige dressée, rameuse, abondamment feuillée.

- Feuilles linéaires, sessiles, à limbe lancéolé ou oblong-lancéolé, au moins 6 à 10 fois plus long que large.

- Inflorescence : racème nettement ombelliforme dans le haut, de nombreux capitules larges de 25 à 30 mm ; involucre ovoïde, glabre ou subglabre, à bractées régulièrement disposées, obtuses, les externes plus ou moins récurvées, non ou faiblement floconneuses.

- Fruit : akène noirâtre, aussi longue que large, surmonté d’un pappus à soies roussâtres, inégales, raides et cassantes, sur 2 rangs.

- Récolte : relativement tardive, en septembre et même plus tard, on peut placer dans les volières des tiges garnies de capitules mûrs.

- Pour quels oiseaux : verdier et bouvreuil pivoine.

 

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29. Vipérine : (Echium vulgare)

- Taille : de 0,30 à 1 m.

- Floraison : de juin à septembre.

- Cycle de vie : bisannuel vivace hivernant sous la forme d'une souche.

- Habitat : prairies sèches, terrains vagues, lieux sablonneux, champs, lieux secs, rocailles, remblais, bord des routes.

- Fleurs : fleurs de 1,5 à 2 cm, bleues ou bleu-violet (roses en boutons), en inflorescence allongée corolle en entonnoir, s'évasant en 5 lobes inégaux ; calice beaucoup plus court que la corolle ; étamines d'inégales longueurs, à filets rouges et à anthères jaunes.

- Feuilles : feuilles de la base pétiolée, les supérieures sessiles.

- Reproduction : fruit à 4 parties, entièrement caché par le calice.

- Récolte : on déposera les tiges de la plante sur le sol de la volière lorsque les graines ne sont pas encore mûres. On peut aussi sécher les tiges et en détacher les graines par battage.

- Pour quels oiseaux : verdiers, chardonnerets, canaris.

- Propriétés : les tiges florales contiennent des substances diurétiques, sudorifiques, dépuratives et adoucissantes.

 

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30. Centaurée scabieuse : (Centaurea scabiosa)

- Taille : de 0,30 à 1,20 m.

- Floraison : de juillet à septembre.

- Cycle de vie : vivace.

- Habitat : pelouses sèches, bord des routes, bord des champs, surtout en sol calcaire et sec.

- Fleurs : capitules grands, de 4 à 6 cm, rouge-pourpre fleurs périphériques beaucoup plus longues que le central involucre globuleux composé de bractées vertes à bord noir et cilié.

- Feuilles : feuilles rugueuses, profondément découpées jusqu'à la nervure médiane.

- Tige : tige sillonnée, ramifiée dans la partie supérieure

- Récolte : mes graines peuvent être servies non mûres, mais sèches.

- Pour quels oiseaux : chardonneret, linottes et bouvreuil.

 

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31. Herbe aux chantres : (Sisymbrium officinale)

- Taille : de 30 à 80 cm.

- Floraison : de mai à octobre.

- Cycle de vie : annuelle bisannuelle.

- Habitat : haies, terrains incultes, bords des routes, bordures des champs, chemins, décombres, remblais, mais aussi sur cultures.

- Fleurs : fleurs jaunes de 3 mm, en grappe qui s'allonge à mesure de la formation des fruits situés en dessous.

- Feuilles : feuilles profondément découpées.

- Tige : ramifications nombreuses et souvent perpendiculaires à la tige principale.

- Reproduction : fruits (siliques) courts, de 1 à 3 cm, dressés et appliqués contre la tige.

- Commentaires : poilue ou non.

- Récolte : les silicules n’ont que 1,5cm de longueur et ne sont remplies de graines que vers la fin juillet ou début d’août. On attend donc cette période pour arracher la plante et l’offrir aux oiseaux. On peut aussi laisser sécher pour faire des provisions pour l’hiver.

- Pour quels oiseaux : cini (il l’emploi comme nourriture d’élevage), bouvreuils, verdiers, pinsons des arbres, linottes.

- Propriétés : la plante contient des substances diurétiques, stomachiques et expectorantes.

 

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32. Navette d'été (ou rave) : (Brassica rapa)

- Floraison : la rave, avant maturité, peut-être utilisée du début de mai à la fin juillet. La plante, commence à pousser après l’hiver.

- Aspect : la plante peut atteindre 25 à 70 cm de hauteur. Les feuilles inférieures sont découpées, les supérieurs sont oblongs et ovales. Les fleurs sont grandes et d’un jaune clair.

- Les fruits apparaissent sous la forme de longs becs et sont très nombreux. Ils contiennent plusieurs graines tout comme la gousse de pois.

- Habitat : on peut le trouver aussi bien dans le voisinage des lieux cultivés, qu’à l’état sauvage dans les terres en jachère. Il est possible de confondre cette plante avec la moutarde des champs et avec la moutarde blanche. Mais cela ne présente pas d’inconvénient, car toutes ces plantes conviennent très bien pour les oiseaux indigènes et les canaris.

- Pour quels oiseaux : les graines non mûres sont mangées par les linottes, pinsons du nord, cinis, et verdiers.

 

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33. Brome mou : (Bromus hordeaceus)

- Taille : 3 à 0 cm.

- Floraison : d'avril à juillet.

- Cycle de vie : annuelle.

- Habitat : falaises et sables maritimes, dunes fixées, interdunes sèches, pelouses sommitales. Pelouses rases.

- Fleurs : fleurs vertes, foliacées, réunies en un épi ramifié muni d'épillets ovoïdes et poilus.

Ceux-ci sont constitués de 5 à 10 fleurs prolongées d'une soie, ils sont souvent solitaires, parfois en petits groupes fixés sur certains rameaux.

- Feuilles : feuilles alternes engainantes, planes et velues.

- Récolte : ces graines d’herbes sont les plus appréciées à l’état de demi-maturité. On jette dans la volière la partie supérieure où se trouvent les graines. Ou on les sèche pour constituer une réserve pour l’hiver.

- Pour quels oiseaux : canaris, bruants jaunes, verdiers.

 

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34. Tussilage (pas d’âne) : (Tussilago farfara)

- Taille : de 10 à 30 cm.

- Floraison : de février à juillet.

- Cycle de vie : vivace.

- Habitat : bords des chemins, décombres, terrains vagues, lisières, voisinage des cours d'eau, talus, bord des routes, souvent sur sol nu, argileux et calcaire.

- Fleurs : fleurs jaunes, de 1,5 à 3 cm, solitaires ; fleurs centrales tubuleuses et fleurs périphériques ligulées. Très nombreuses. Les fleurs se ferment la nuit.

- Feuilles : les vraies feuilles n'apparaissent qu'après la floraison ; elles sont toutes banales, arrondies ou en cœur, blanchâtres en dessous, de 20 cm environ.

- Tige : tiges non ramifiées, couvertes de feuilles en écailles rougissantes.

- Reproduction : plante à souche rampante.

- Récolte : la période idéal pour récolter le pas d’âne, est celle pendant laquelle les capsules pendent, courbées vers le sol, après la floraison.

- Propriétés : les feuilles et les capitules contiennent des substances bronchiques, béchiques, expectorantes, émollientes des catarrhes.

Les feuilles sont utilisées sur les piqûres d'insectes et les plaies.

 

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35. Chanvre sauvage : (Galeopsis tetrahit)

- Taille : de 10 à 80 cm.

- Floraison : de juillet à octobre.

- Cycle de vie : annuelle.

- Habitat : forêts, clairières, champs, haies, jardins, terrains vagues.

- Fleurs : fleurs regroupées en épi à l'aisselle des feuilles ; elles sont en tube, roses ou parfois blanches, avec un calice vert à longues dents.

- Feuilles : feuilles opposées, ovales, pétiolées et dentées.

- Tige : tige très poilue à section carrée, formant un renflement à l'insertion des feuilles.

- Récolte: cette plante peut être placée entière dans un bocal où elle restera plus longtemps fraîche. Les oiseaux voleront sur les plantes pour y cueillir les graines.

- Pour quels oiseaux : verdier et pinson des arbres.

- Propriétés : la plante contient des substances expectorantes, astringentes et diurétiques.

 

 Chanvre sauvage.jpg

 

 

36. Scorsonère (salsifis noir) : (Tragopogon porrifolius et Scorzonera hispanica)

- Floraison : la semence de cette plante met beaucoup de temps à mûrir, généralement de juin à août. Même en octobre, on peut encore trouver des capitules séchés dans la nature.

- Aspect : les fleurs dont d’un jaune clair et le capitule est très allongé, ce qui est normal étant donné qu’il contient des longues graines de 15mm.

- Récolte : on cueille de préférence les capitules secs et on les décortique en les frottant dans les mains. On les distribue à partir d’octobre jusqu’à épuisement du stock.

- Habitat : dans les environs des champs, on trouve cette plante dans des terrains en friche, mais on peut la cultiver soi-même.

 

 Scorsonère.jpg

 

 

37. Sorbier des oiseleurs : (Sorbus aucuparia)

- Floraison : la floraison va de mai à juin et les baies qui proviennent des fleurs mûrissent à partir d’août. On peut les cueillir jusqu’au seuil de l’hiver.

- Aspect : le sorbier est un arbuste qui peut atteindre 10m de haut. Il a les feuilles composées de folioles ovales dentées.

- Récolte : les sorbes peuvent être cueillies dès leur maturité, soit vers octobre. On peut laisser sécher les baies et ainsi on peut en distribuer toute l’année, car les graines se conservent longtemps dans la chair du fruit.

- Habitat : dans les bois, le long des avenues, dans les parcs et jardins.

- Pour quels oiseaux : bouvreuils, pinson des arbres et du nord, verdier, gros-bec, merles, grives.

 

 Sorbier des oiseleurs.jpg

 

 

38. Ronce : (Rubus fruticosus)

- Taille : jusqu'à 3 m.

- Floraison : de mai à septembre.

- Cycle de vie : vivace.

- Habitat : broussailles, haies, bosquets, talus, bord des routes, bois clairs, terres en friche.

- Fleurs : fleurs blanches ou roses, de 2 à 4 cm.

- Feuilles : feuilles à 3 ou 5 folioles dentées, épineuses sous la nervure médiane.

- Tige : tiges aux épines acérées, qui s'accrochent sur tout support et peuvent s'enraciner à leur extrémité.

- Reproduction : plante sarmenteuse.

- Fruits (mûres) d'abord verts, puis rouges, et enfin noirs à maturité.

- Récolte : à partir d’août.

- Pour quels oiseaux : tous les oiseaux adorent ces fruits ; particulièrement les bouvreuils, les verdiers, les merles, les canaris, les exotiques et tous les frugivores.

- Propriétés : les feuilles, bourgeons, fruits contiennent des substances astringentes. A l'usage externe, les feuilles sont vulnéraires.

 

 Ronce .jpg

 

 

39. Chénopode blanc : (Chenopodium album)

- Taille : de 0,40 à 1,50 m.

- Floraison : de juin à octobre.

- Cycle de vie : annuelle.

- Habitat : champs (surtout betteraves), jardins, terrains vagues, décombres, bord des routes.

- Fleurs : voir "feuilles".

- Feuilles : feuilles dentées couvertes de pruine blanche, tout comme l'inflorescence (aspect farineux).

- Tige : tige anguleuse.

 

 Chénopode blanc.jpg

 

 

40. Séneçon : (Senecio vulgaris)

- Feuilles alternes.

- Capitules groupés en corymbes.

- Involucre à bractées égales disposées sur un seul rang, souvent à pointe noirâtre, avec parfois à leur base de petites bractées extérieures elles aussi à pointe noirâtre.

- Fleurons tous jaunes.

- Fleurons de la circonférence femelle, disposés sur un seul rang, parfois absents

- Fleurons du disque tubulé et hermaphrodite.

- Akènes presque cylindriques, surmontés d'une aigrette (pappus) à soies très fines disposées sur plusieurs rangs.

- Pour quels oiseaux : sizerins, tarins, chardonnerets.

- Propriétés : la plante entière contient des substances emménagogues.

 

 Séneçon .jpg

 

 

Petit lexique des termes employés:

 

Anti dysentériques: La dysenterie est une maladie infectieuse du côlon

Anti spasmodiques: Permet de lutter contre les spasmes musculaires.

Anti inflammatoires: Une inflammation est une réaction de défense immunitaire du corps à une agression : (infection, brûlure, allergie)

Anti scorbutiques: Une importante carence en vitamine C, provoque le scorbut

Anti rhumatismales: Contre les maladies de l'appareil locomoteur, (os, articulations, muscles)

Astringentes: Contrôler l'émission de sérum physiologique ou de sécrétions des muqueuses

Béchiques: Qui guérit la toux.

Cholagogues: facilitant l'évacuation de la bile

Décongestionnantes: Contre l'augmentation subite de la quantité de sang contenue dans les vaisseaux d'un organe

Dépuratives: Propre à dépurer le sang.

Diurétiques: Substance qui provoque et augmente l’excrétion urinaire

Emménagogues: Qui provoque ou facilite les règles.

Emollientes: Ayant pour propriétés d'amollir et de détendre les tissus de l'organisme.

Expectorantes: Qui augmente l'expulsion du mucus de la trachée ou des bronches par de l'expectoration ou de la toux.

Hémostatiques: Qui permettent d'interrompre un saignement

Hypotensives: Qui font baisser la tension artérielle.

Laxatives: Produit accélérant le transit intestinal en ramollissant les selles

Ophtalmiques: Bon pour les yeux.

Sédatives: Qui calme, qui tranquillise.

Stomachiques: Qui facilite la digestion, qui est bon pour l'estomac.

Sudorifiques: Qui facilite la sudation (augmente la transpiration)

Toniques: Qui stimule l'activité de l'organisme.

Topiques: Se dit d'un médicament qui agit à l'endroit ou il est appliqué.

Vulnéraires: Se dit d'un médicament propre à guérir les plaies, les contusions

 

 

 

Capitule: constituée de petites fleurs qui sont serrées les unes contre les autres.

Involucre: dans le domaine de la botanique, désigne une collerette d'écailles ou de bractées libres

Lancéolées: En forme de fer de lance.

Limbe: Partie large des feuillesdes pétales.

Pétiole: En botanique désigne le pédoncule d'une feuille.

 

 

 

Copyright : Vanaubel Corentin

Sources:

http://plantes.sauvages.free.fr/pages_plantes/index.html

Certaines explications viennent d'un livre écrit par G. Van Cauter.

 


22/01/2014
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Les aliments bon ou mauvais pour nos oiseaux sauvages.

Cette page décrit les différents types d'aliments susceptibles d'attirer les oiseaux sur une mangeoire. Des mangeoires pour oiseaux ne doivent pas proposer tous les aliments de cette liste de nourriture que les oiseaux peuvent apprécier. Il est même déconseillé de fournir trop de sorte d'aliments à la fois. Nourrissez les oiseaux en fonction, d'une part des espèces locales d'oiseaux qui sont présentes aux mangeoires et d'autre part de la nature et de la grandeur de votre refuge.




Aliments interdits

• Aliments dangereux
• Pain

Aliments autorisés

• Graines
• Céréales
• Graisses et boules de graisse
• Cacahuètes
• Fruits secs
• Fruits frais
• Noix de coco
• Vers de farine et larves d'insectes
• Déchets de cuisine
• Pommes de terre
• Fromage
• Riz et pâtes
• Pain


Aliments dangereux pour les oiseaux

Ne jamais donner

• d' aliments salés
• de pain sec ou de biscottes, de déchets de pâtisserie, de noix de coco desséchée, qui gonflent et provoquent des troubles digestifs
• de lait
• de larves de mouches (asticots), très résistantes et pouvant perforer l'estomac des oiseaux
• de graines de lin ou de ricin qui sont toxiques.

Le pain
Attention : Le pain n'est pas adapté pour tous les oiseaux!

Le système digestif du cygne et des canards n’est pas adapté à l’ingestion du gluten présent dans le pain. Cet aliment provoque des dysfonctionnements du foie conduisant à une sorte de cirrhose. Ces constations ont été faites par les ornithologues et par les centres de sauvegarde de la faune sauvage. Ces derniers récupèrent chaque année sur les lacs et les plans d’eau de nombreux oiseaux “malades du pain”. Sachez que le cygne et les canard trouvent suffisamment de nourriture dans et autour de l’étang. Pensez à leur santé, ne leur donnez pas de pain.

Aliments conseillés pour les oiseaux

Les graines

Les semences constituent le régime de base de beaucoup d'espèces d'oiseaux de jardin, comme les mésanges, les moineaux et les pigeons, alors que les graines sont la nourriture de base des espèces des zones boisées ou agricoles. Tout comme les arachides, elles procurent la graisse et permettent aux oiseaux de trouver un maximum d'énergie avec un effort minimum. Les variétés de semences et de graines les plus appréciées sont les graines de tournesol, d'avoine, de millet, de froment et de maïs mais aussi le niger (variété de tournesol plus petite), disponibles maintenant dans le commerce. Les petites graines sont indispensables aux passereaux à bec fin (rouge-gorge, accenteur mouchet ... ): millet, avoine, coquelicot...

Les graines apportent aux oiseaux non seulement les graisses mais aussi les hydrates de carbone, les minéraux et les vitamines dont ils ont besoin. Certains oiseaux, tels le verdier et le pinson, mangent presque toutes les graines, des céréales aux petites graines de mauvaises herbes, même si les graines de tournesol ont leur préférence. D'autres oiseaux sont plus difficiles les tarins, par exemple, aiment surtout les graines de sésame, tandis que les fringillidés, les mésanges et même les pipits préfèrent les graines de chanvre. Les magasins et les sociétés de vente par correspondance proposent des mélanges spécialement dosés pour satisfaire l'appétit et les besoins nutritionnels des oiseaux.

• Tournesol

Les graines de tournesol (Helianthus annuus) sont appréciées des mésanges, des sittelles et des verdiers.
Ces graines sont très nutritives, sont riches en lipides, en protéines et en minéraux.
Le tournesol noir est apprécié, car la peau est plus fine et la chair plus tendre que celles du tournesol. En Auvergne et en Haute-Savoie, vous pouvez acheter des graines de tournesol biologiques : tournesol biologique.

• Millet

Cultivé dans le sud de l'Europe, le millet produit des graines riches en amidon, en minéraux et en vitamines.

• Sésame

Riches en lipides, ces graines viennent d'une plante voisine du tournesol et cultivée en Inde. Apprécié par les tarins.

• Chènevis ou chanvre

Le chanvre (Cannabis sativa) est très apprécié par les verdiers, les bouvreuils pivoine, les bruants, les sittelles torchepots, les pics, qui cassent les graines avec leur bec puissant.

• Alpiste

L'alpiste (Phalaris canariensis) est apprécié par les pinsons des arbres.

• Autres graines

Anis : Pimpinella anisum
Cameline : Cametinla sativa
Cardère : Dipsacus sativus
Carthame : Carthamnus tinctorius
Chicorée : Cichorium intybus
Colza : Brassica campestris
Laitue : Lactuca sativa
Lin : Linum usitassimum
Millet des oiseaux : Setaria italica
Millet du Japon : Echinochloa utilis
Millet paniculé : Panicum miliaceum
Millet plat : Phalaris canariensis
Navette : Brassica campestris
Niger : Guizotia abyssinica
Oeillette : Papaver somniferum
Pavot : Papaver somniferum
Sarrasin : Fagopyrum esculentum
Sorgho des oiseaux : Sorghum bicolor

Les céréales

• Les flocons d'avoine

Appréciés de plusieurs espèces, notamment des pinsons, des rouges-gorges. L'avoine est riche en protéines et en graisses. Dans le cas des flocons d'avoine, l'enveloppe des graines a été retirée. Vous pouvez ajouter aux flocons d'avoine de l'huile afin d'enrichir cette nourriture. Ce mélange est particulièrement apprécié également des chats... Il est donc à placer hors de leurs portées.

• Gruau d'avoine

Les graines d'avoine ont ici été débarrassées de leur enveloppe, puis pilées pour être plus faciles à manger. Evitez la bouillie d'avoine glutineuse qui adhère aux plumes et au bec.

• Autres céréales

Le maïs concassé, le blé, l'orge.

La graisse et les boules de graisse

On peut soit acheter des boules de graisse pour oiseaux, soit préparer soi-même le mélange avec des graines, des cacahuètes, des raisins secs, des miettes de fromage et autres.Vous pouvez aussi utiliser les différentes margarines végétales de cuisine.

La graisse de bœuf a également une haute valeur énergétique. On peut facilement la faire fondre et la verser dans les mangeoires-cloches. La graisse crue remplace les larves grasses et les insectes. Elle est appréciée par les pics.

Le mélange peut être fait dans une cloche, dans une noix de coco ou dans une boîte de conserve, puis suspendu pour les acrobates que sont les mésanges, les sittelles, les pics, et pourquoi pas les grimpereaux et les roitelets huppés. Pour les oiseaux moins agiles, on peut également préparer le mélange chaud dans une boîte de conserve ou un bol.

Garnissez des filets ou des paniers de morceaux de graisse, glissez-en dans des crevasses ou des lézardes des troncs d'arbres, ils auront un effet magique sur des oiseaux tels que les pics épeiches et les mésanges à longue queue. Les pics fréquentent les mangeoires depuis peu. Ils se sont habitués peu à peu à cette pratique. Depuis lors, ils sont devenus des adeptes inconditionnels des mangeoires. Tout comme les grimpereaux des bois, ils adorent la pâte à pâtisserie crue. Si vous tartinez les fissures d'un vieux pin de gras de bœuf, vous attirerez d'autres oiseaux, non seulement des pics et des grimpereaux, mais également des roitelets huppés, et même des roitelets triple-bandeaux, des pouillots véloces et des fauvettes à tête noire.

Les cacahuètes

Les cacahuètes sont riches en protéines et en lipides et elles constituent une nourriture très recherchée par de nombreuses espèces d'oiseaux, surtout par les mésanges, les verdiers et les moineaux. À cause de cette teneur élevée en graisse et en protéines, les arachides représentent certainement la meilleure nourriture disponible pour les oiseaux, la plus saine et la plus efficace d'un point de vue énergétique.

Cependant il y a des risques d'empoisonnement des oiseaux par les arachides, à cause d'une substance, l'aflatoxine, provenant d'un champignon qui se développe lorsque les arachides séjournent dans l'humidité. L'aflatoxine empoisonne les oiseaux en altérant le foie et le système immunitaire et a été reconnue comme cause de nombreux décès. Il est donc préférable d'éviter d'en acheter trop à la fois et de les conserver trop longtemps car elles moisissent. Il faut toujours les conserver dans un endroit frais et sec et retirer toute cacahuète pourrissante qui pourrait produire l'aflatoxine. Les cacahuètes salées et grillées sont totalement contre-indiquées pour les oiseaux. Les arachides sont à proscrire absolument dans l'alimentation des oiseaux en été, car elles peuvent étouffer les oisillons.

Si vous présentez des cacahuètes, les mésanges et les verdiers seront vos meilleurs clients, mais d'autres espèces grappilleront les miettes de leurs repas. Les accenteurs mouchets, et parfois les pinsons du Nord, arpenteront le sol tandis que les trois espèces de mésanges et les verdiers s'activeront à l'étage. Les rouges-gorges adorent également les cacahuètes, et même si le vol sur place leur pose d'énormes problèmes, ils parviennent généralement à se nourrir de la sorte. Les geais et les pinsons du Nord ont également appris à tirer profit de cette manne. Le tarin des aulnes est l'un des exemples les plus remarquables de l'expansion géographique d'une espèce grâce à sa prédilection pour les cacahuètes. Ce petit fringille acrobatique est étroitement associé aux plantations de conifères, où il se délecte des pignons de pin. Confiné à l'origine aux forêts de conifères des régions montagneuses, le tarin s'est graduellement propagé dans les plaines, colonisant les parcs et les forêts de conifères. Il y a plus de vingt ans, il a conquis les jardins où il a découvert les cacahuètes. Ce nouveau régime alimentaire s'est propagé dans presque toute la France et le nombre des hivernants y a augmenté.

Les cacahuètes sont prisées par une multitude d'oiseaux. Si vous les distribuez généreusement, votre stock disparaîtra au rythme de plusieurs kilos par semaine. Présentez-les de préférence dans un filet ou dans une petite cage, ce qui obligera les oiseaux à travailler pour les extraire. Vous pouvez les décortiquer et les présenter dans un distributeur grillagé ou les enfiler sur un fil de fer que vous suspendez aux mangeoires.

Autres fruits secs

Les noisettes , les amandes et les noix sont également riches en lipide. Vous pouvez les placer dans un distributeur grillagé. Mais il importe de concasser, d'écraser ou de râper les noix et les fruits les plus durs.

On peut ajouter des fruits secs aux mélanges, ou encore en disposer sur la mangeoire-plateau après les avoir fait tremper. Les oiseaux aiment tous les types de fruits secs et les emportent généralement avec eux pour faire des provisions ; il faut les casser car, à part les sittelles et les pics, ils ne peuvent généralement pas le faire. Les noix pilées attirent les espèces plus petites. Des fruits secs, comme les raisins communs et de Smyrne ou les abricots secs, peuvent aussi être proposés, inclus dans un gâteau ou servis dans de l'eau.

Des fruits secs, comme les raisins communs et de Smyrne ou les abricots secs, peuvent aussi être proposés, inclus dans un gâteau ou servis dans de l'eau.

Les fruits frais

C'est une des nourritures préférées des oiseaux. Ils vont faire le délice des merles, des grives et des rouges-gorges, des grives litornes ou mauvis, des étourneaux, des mésanges bleues ou même fauvettes à tête noire. Les pommes sont très populaires spécialement chez les merles, les grives, les geais, les pigeons, bien qu'ils préfèrent d'habitude se nourrir au sol. Des morceaux d'oranges, de raisins, de poire etc., sont aussi appréciés. Vous pouvez les tremper les fruit avant de les donner, ils seront plus faciles à digérer. Vous pouvez jeter les fruits sur le gazon ou les couper et les embrocher pour les placer sur une mangeoire.

Noix de coco

La chair laiteuse des noix de coco (fraîche, jamais en poudre) est aussi très appréciée.Une demi-noix de coco suspendue à la base de la mangeoire va attirer les mésanges bleues et noires, qui n'hésitent pas à exécuter des acrobaties pour les atteindre. Ne donnez cependant jamais de la noix de coco séchée, car elle pourrait gonfler dans l'estomac de l'oiseau et provoquer des blessures, voire entraîner sa mort.

Les mésanges apprécient particulièrement les noix de coco.

Les vers de farine et les larves d'insectes

Tous les oiseaux ne se nourrissent pas d'arachides, de semences et de graines. Les fauvettes, les gobe-mouches et les rouges-gorges sont des oiseaux insectivores et, récemment encore, ils étaient de ce fait très difficiles à attirer près des mangeoires et des distributeurs. Maintenant, les choses ont changé et il devient possible de trouver une nourriture adaptée et d'ajouter des éléments vivants au menu!

La nourriture vivante est très importante à certains moments de l'année : pendant la saison de reproduction, quand les oiseaux ont besoin de toute la nourriture nécessaire pour nourrir les jeunes; et durant l'hiver, quand il neige et qu'il pleut et que les autres sources de nourriture deviennent inaccessibles.

Les vers de farine et les larves d'insectes s'achètent dans des magasins spécialisés. Quelques vers de farine ou des larves de ténébrions (dans les animaleries) constituent des gourmandises avec lesquelles vous pouvez apprivoiser un rouge-gorge ou une mésange charbonnière, jusqu'à les faire manger dans le creux de votre main. Il existe aussi des mélanges de graines contenant des larves d'insectes sèches dans le commerce. Vous pouvez également faire vous-même l'élevage des vers de farine.

Les larves de pyrale ou galléries, remportent encore plus de succès que les vers de farine.

Restes de cuisine

Les oiseaux ont besoin d'aliments riches en hydrates de carbone et en graisse afin d'élaborer les réserves de lipides indispensables pour résister aux longues nuits froides de l'hiver. De nombreux restes de cuisine sont gras et conviennent pour nourrir les oiseaux (moelle des os, graisse des rôtis, fromage desséché, couenne de lard, gâteaux secs). Pour éviter la propagation de maladies, on ne donnera que des os et des morceaux de viande cuits (hors de portée des chats et des chiens).

Les déchets de cuisine ne conviennent pas uniquement aux omnivores comme les étourneaux, mais font également la joie des fauvettes à tête noire, des grimpereaux des bois et des pics. Ils ont également apprécié par des granivores comme les linottes, les bruants proyers, les sizerins flammés, et aussi également par les chouettes hulottes et les hérons.

Veillez simplement à éviter les aliments salés, fortement épicés ou déshydratés. Les morceaux seront suffisamment grands pour dissuader les oiseaux de les emporter, de sorte qu'elles ne servent pas à nourrir les rats, ou suffisamment petits pour être consommées sur place.

• Le lard

Evitez le lard salé ou fumé, sinon c'est excellent. Vous pouvez soit le suspendre soit le couper en petits morceaux pour attirer les rouges-gorges ou les mésanges.

Les morceaux de viande constituent une gourmandise pour la plupart des oiseaux, pour les mésanges, sittelles, pics verts, grives ou moineaux.

• Les boîtes pour chats et chiens

Une source de nourriture bon marché et très nourrissante! Surtout appréciée des étourneaux.

Les pommes de terre

Cuites appréciées des merles et grives, geais...
Cuites à l'eau, rissolées ou en purée. Appréciées des étourneaux.
Fendues, les pommes de terre en robe des champs durent longtemps car leur chair ne peut être emportée que par petits morceaux et il faut du temps pour nettoyer leur peau.

Les fromages

Le fromage râpé

Le fromage râpé: tout comme le lard, contient de la graisse, qui apporte l'énergie nécessaire, surtout par temps froid. Très apprécié des rouges-gorges.

Le fromage sec

Le fromage desséché est un aliment apprécié, à l'exception des bleus et autres variétés à saveur forte. Évitez les fromages salés. Pour les petites espèces (roitelets), le fromage sera émietté ou râpé. Par temps froid, le troglodyte prendra cette nourriture jetée sur les feuilles mortes, car il ne vient pas sur les mangeoires. Le fromage sec peut entrer dans un mélange.

Le riz et les pâtes cuites

Les tourterelles, les moineaux, les corbeaux freux apprécient ces aliments riches en amidon.

Le riz blanc ou le riz complet cuit constituent une nourriture très populaire, mais attention de ne pas ajouter de sel car cela pourrait être nuisible aux oiseaux. Aussi très populaire auprès des étourneaux. Il ne faut jamais donner de riz cru non cuit car il gonfle dans l'estomac et peut tuer l'oiseau.

Le pain

Si vous souhaitez donner du pain aux oiseaux du jardin, il est préférable d'utiliser du pain sans sel. De même vous pouvez aussi utiliser les biscottes sans sel (humidifiées).

Les croûtons et miettes de pain ne sont pas de très bons aliments en raison de leur faible valeur nutritive ; ils servent surtout à remplir l'estomac. Les miettes de biscuits sont meilleures en raison de leur richesse en graisse. Les miettes les plus fines conviennent pour l'accenteur mouchet et le troglodyte.

Ne donnez pas plus de pain que ce que les oiseaux peuvent manger en une journée. Utilisez seulement du pain trempé dans l'eau afin que le pain sec ne gonfle pas une fois ingéré par l'oiseau.

Oiseaux qui apprécient le pain :

Le goéland argenté, le goéland cendré, la mouette rieuse, le goéland brun, le pigeon féral, le pigeon ramier, la corneille noire, le geai, les mésanges charbonnières, bleue et noire, la grive musicienne, le merle, le rouge-gorge, l'accenteur mouchet, l'étourneau, l'alouette des champs, le verdier, le pinson des arbres, le tarin des aulnes, les moineaux domestique et friquet. Mais cette liste est loin d'être définitive.

En résumé:

Les meilleurs aliments :

- mélange de graines : le mélange optimal étant composé de tournesol noir, cacahuètes non salées et maïs concassé ; 
- pain de graisse végétale simple ;
- pain de graisse végétale mélangé avec des graines, fruits rouges ou insectes ;
- graines de tournesol (non grillées et non salées), si possible non striées, les graines noires sont meilleures et plus riche en lipides ; 
- cacahuètes (non grillées et non salées) ; 
- amandes, noix, noisettes et maïs concassés (non grillés et non salés) ;
- petites graines de millet ou d'avoine ; 
- fruits décomposés (pomme, poire flétrie, raisin).

Les aliments à donner en petites quantités seulement :

- lard, suif, saindoux ; 
- margarine, végétaline ; 
- pâtée pour chat ou chien, excellent substitut aux insectes ou vers;
- croûtes de fromage (souvent trop salée) ; 
- miettes de pain, biscottes ou gâteaux ; 
- pomme de terre, pâtes ou riz cuits.

Les aliments à ne pas donner :

- biscottes, pain sec, noix de coco desséchée, riz cru et restes de pâtisseries ;
- le lait. Il n’est pas digéré par les oiseaux (seuls les dérivés cuits comme le fromage peuvent l’être) ;
- les larves de mouches (asticots) qui risquent de perforer leur estomac ; 
- les graines de ricin ou lin qui sont toxiques pour les oiseaux.

Source : oiseau-libre


22/01/2014
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Nourrir nos oiseaux sauvages en hiver.

     
 
En hiver les oiseaux doivent affronter des conditions difficiles car les aliments naturels deviennent rares : les insectes meurent ou hibernent et la quantité de fruits et de graines diminue. Les oiseaux vont alors commencer à rechercher de nouvelles sources de nourriture et un certain nombre d'entre eux sera attiré par les mangeoires. Si les oiseaux sont peu nombreux autour des mangeoires, cela signifie qu'ils ont encore assez de nourriture dans leur milieu naturel. Ainsi les mésanges noires ne sortiront des bois où elles vivent habituellement uniquement si leurs ressources alimentaires sont devenues plus rares et il est donc peu probable qu'elles fréquentent les jardins lors d'un hiver doux. Lorsqu'il y a beaucoup de faînes de hêtre, les mésanges bleues et charbonnières qui vivent dans les jardins en été, se déplacent dans les zones boisées ou elles trouveront leur nourriture favorite. À l’inverse les années de faible production de faînes, les mésanges bleues et charbonnières des bois viennent passer l'hiver dans les jardins où elles dépendent alors de la nourriture des mangeoires. Pour ces mêmes raisons, certains oiseaux de montagne descendent dans les plaines pour éviter la neige et le gel et trouver ainsi plus facilement leurs sources de nourriture.

Par contre d'autres oiseaux n'attendent pas la raréfaction de leur source de nourriture pour venir aux mangeoires, c'est le cas des tarins ou des verdiers qui recherchent des noisettes ou des graines de tournesol dans les mangeoires, même s'il n'y a pas encore de pénurie alimentaire. Par ailleurs, plus l'hiver est froid, plus nombreuses sont les espèces d'oiseaux susceptibles de profiter des mangeoires. Ainsi la mangeoire pourra recevoir la visite d'hôtes plus rares comme les becs-croisés, les jaseurs de Bohème, les troglodytes, les pinsons du Nord ou les bruants des roseaux. L'hiver peut même modifier le comportement habituel des oiseaux lors de conditions extrêmes, ainsi les rouges-gorges, qui sont des oiseaux très territoriaux, se nourriront alors côte à côte.

Le plus grand danger pour les oiseaux en hiver, n'est pas tant le froid que le manque de nourriture. C'est la diminution de la nourriture disponible, comme par exemple dans le cas d'une période de neige prolongée, recouvrant le sol et les arbres, qui est responsable de la mortalité des oiseaux en hiver. Un sol dur, gelé, fait que les vers s'enfoncent plus profondément dans le sol, empêchant alors les oiseaux de se nourrir. Même s'ils parviennent à en trouver de la nourriture, le temps et les efforts qu'il leur faut fournir leur font perdre une énergie précieuse. En hiver les jours sont très courts et les nuits très longues, les oiseaux ont donc moins de temps pour trouver à manger. Certains s'adaptent comme ils peuvent. Ainsi de nombreuses mésanges bleues profitent de l'éclairage public pour faire des heures supplémentaires. Si la période de neige et de glace se prolonge, les mangeoires deviennent alors des refuges absolument vitaux pour de nombreuses espèces, qui quitteront leur environnement habituel pour se diriger vers les villes et les villages. D'autres espèces plus rares se présenteront alors aux mangeoires.

Dans des conditions hivernales extrêmes, lorsque les eaux sont gelées et que les flaques de boue sont raidies par la glace, les oiseaux aquatiques et les échassiers souffrent. Les hérons et les martins-pêcheurs doivent se rendre sur le littoral pour trouver des eaux libres, les bergeronnettes grises ne trouvent plus d'insectes sur les berges des cours d'eau, les grives et les rouges-gorges ne peuvent plus plonger leur bec dans la terre gelée. En les nourrissant régulièrement les oiseaux des jardins, on permet aux populations d'oiseaux sauvages d'avoir un peu plus de nourriture et de survivre plus facilement.

Les oiseaux sont parfaitement capables de supporter le froid et même de résister aux basses températures, mais dans des conditions extrêmes leurs besoins énergétiques s'en trouvent augmenté, car les oiseaux ont besoin davantage de combustible pour se réchauffer. Lorsque les nuits sont très froides, les oiseaux perdent du poids, certains oiseaux perdant même 10 % de leur poids ou même parfois davantage en une seule nuit de gel. Ils doivent donc compenser absolument cette perte de poids durant les courtes heures de jour. La nourriture est le carburant qui leur permet de garder leur chaleur. Plus il fait froid et plus il leur faut brûler de carburant. Si la nourriture est trop rare, la mort survient en quelques heures, et elle frappe même le petit oiseau en pleine forme, s'il ne trouve pas de quoi manger pour reconstituer ses réserves énergétiques. Les troglodytes, les mésanges à longue queue et les roitelets huppés sont donc des espèces particulièrement fragiles. C'est donc la faim qui tue les oiseaux et non le froid et la pire des choses à faire, c'est d'interrompre leur nourrissage, car les oiseaux se livreront alors à une compétition sévère pour les maigres ressources alimentaires naturelles restantes.

Proportionnellement ce sont plus particulièrement les petits oiseaux qui ont besoin de manger de grandes quantités de nourriture. En hiver, un oiseau comme le rouge-gorge ou la mésange bleue doit pouvoir manger chaque jour une quantité de nourriture équivalente au quart ou au tiers de son poids corporel. Un troglodyte doit manger continuellement s'il veut survivre. Lors d'un hiver exceptionnellement froid, jusqu'à 90 % des individus de cette espèce d'oiseaux peuvent mourir. La raison de cette mortalité au froid est liée à une surface corporelle proportionnellement plus grande chez les petits oiseaux. Comme les déperditions de chaleur se font plus rapidement, ils doivent donc manger proportionnellement beaucoup plus. Les oiseaux doivent maintenir une température corporelle qui se situe entre 40 et 44,4° C. C'est la température la plus élevée de toutes les espèces animales. Les passereaux doivent manger vite et beaucoup s'ils veulent maintenir cette température corporelle et survivre en hiver. C'est pourquoi manger continuellement est pour les petits oiseaux, une question de survie.

Si le nourrissage contribue à la survie des oiseaux en cas de mauvais temps, aucune espèce ne dépend entièrement d'une seule source de nourriture. Dans la nature, les oiseaux doivent s'adapter à la plus ou moins grande disponibilité des aliments et la survie dépend de leur faculté à trouver rapidement de nouvelles sources. Il y a toutefois deux situations dans lesquels ils dépendent du nourrissage. Premièrement, en cas de froid extrême, lorsque les aliments naturels ne sont plus accessibles, une mangeoire bien remplie peut sauver des oiseaux. Deuxièmement, dans les nouveaux lotissements, en particulier lorsque les jardins sont encore nus, l'installation de quelques mangeoires permettra le maintien d'une forte population. Les oiseaux ne se nourrissent pas dans un seul jardin, ils en visitent plusieurs dans un même quartier. Là où des mangeoires entretiennent une population artificiellement élevée, les oiseaux pourraient souffrir d'une pénurie s'ils étaient obligés de revenir à une alimentation entièrement naturelle, en particulier à la fin de l'hiver, lorsque les ressources sont encore limitées. Pour certaines espèces, la concurrence peut s'avérer fatale.

Il existe deux manières de nourrir les oiseaux de jardin :

• Planter des arbres, des arbustes qui porteront des fruits, des baies, des graines ou qui vont attirer des insectes.

• Fournir vous-même la nourriture dans des mangeoires.

À quelle époque commencer le nourrissage?

Avant tout il est important de comprendre que dès que vous commencez à nourrir les oiseaux, vous signez une sorte de contrat moral avec les oiseaux, qui vous oblige à poursuivre le nourrissage sans interruption jusqu'à l'arrivée du printemps. N'arrêtez pas le nourrissage en plein milieu de l'hiver, car les oiseaux ont leurs habitudes et ils viendront visiter vos mangeoires dès qu'ils auront découvert toutes les ressources qu'elles contiennent. Par temps de gel, un voyage inutile pour trouver une mangeoire vide n'arrangerait pas les affaires de vos visiteurs.

Commencez le nourrissage avec les premiers jours de gel (fin octobre à fin novembre selon la région). Dès que le temps se radoucit définitivement (vers le mois de mars), arrêtez progressivement le nourrissage.

Encore un dernier avertissement: ne gavez pas vos oiseaux. Il est totalement insensé de leur présenter des repas pantagruéliques. En augmentant le nombre des visiteurs, vous augmentez également les risques de salmonellose et de tuberculose qui sont des maladies infectieuses très fréquentes chez les oiseaux sauvages. L'objectif premier du nourrissage est de fournir un supplément de nourriture et non de rendre les oiseaux tributaires de la mangeoire, ni de leur désapprendre à rechercher les graines et les insectes dans leur milieu naturel.

Source: oiseau-libre 

22/01/2014
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