Oiseaux Club du Pays d'Herbauges.

Oiseaux Club du Pays d'Herbauges.

LES FICHES


Les cailles de Chine.

La Caille De Chine.

 

 

 

              

 

 

 

 

 

Ordre : galliformes

Famille : Phasianidae

Sous famille : Perdicina

 

Distribution:

Cette espèce se retrouve dans tout le sud-est asiatique, la péninsule indienne et la côte Est de l'Australie. On en distingue 10 sous-espèces différentes.

 

Biologie à l'état sauvage :

Cet oiseau peuple les prairies, les zones de broussailles et les forêts claires, ainsi que les champs cultivés. Omnivore, elle se nourrit de graines, d'herbes et d'insectes qu'elle recherche en grattant le sol. Dans la nature, elles vivent en petits groupes de 6-7 individus, mais des groupes de plus de 40 cailles ont déjà été observés. Cette espèce est monogame et les couples s'isolent pour la période de reproduction.

 

Généralités:

La caille de chine est un oiseau terrestre de 10 à 13 centimètres. C'est le plus résistant de la famille des Phasianidés et c'est celui qui s'adapte le mieux à la vie en cage ou en volière de dimensions modestes.

Elles se sentent à l'aise à peu près partout mais il est préférable pour leur bonheur qu'elles aient la possibilité de prendre des bains de terre. Elles passent en effet leurs journées à gambader et à gratter le sol.

 

Ou acheter une caille de Chine:

Les cailles de chine sont des oiseaux très courants, on en trouve assez facilement, notamment dans les animaleries, mais à des prix assez élevés (entre 10 et 15 €).

Il est quand même préférable de contacter un éleveur dans votre région qui vous conseillera, et qui vous vendra des oiseaux en meilleure santé et à des prix plus raisonnables (entre 5 et 8 €).

 

 

Espérance de vie :

Dans la nature, les cailles de chine ne vivent guère plus de trois ans, en captivité, vous pouvez espérer une longévité de 6 ans.

Caractéristiques physiques et dimorphisme sexuel :

Petite boule de plume de 12 cm, c'est un oiseau terrestre: les pattes sont fortes et les ailes courtes. Le bec puissant sert à fouiller le sol. La forme sauvage est à dominante brune.

Chez le mâle, le dos est brun foncé, le front, les joues, le côté du cou et les flancs sont bleus. Le ventre est roux du bas de la poitrine jusqu'au croupion.

La femelle est plus terne. Le dos est brun foncé, le ventre plus clair. La poitrine est brune striée.

Mais le principal dimorphisme sexuel (sauf pour la mutation blanche) est la bavette blanche et noire du mâle, qui part de dessous le bec pour s'étaler sur la gorge et le haut de la poitrine. Cette bavette est absente chez la femelle.

 

Comportement :

La caille est un animal plein de vie, courant et sautant pour gober les mouches, grattant la litière pour attraper les fourmis et prendre des bains de terre. Gourmande, elle apprendra vite à venir prendre les vers de farine dans votre main.

Son chant est très particulier, mais pas désagréable. Original, il apporte une note comique dans l'ambiance sonore de vos volières. Par contre, éviter tant que possible d'isoler une caille de tous ses congénères, surtout un mâle : il appellerait alors d'un cri lancinant jusqu'à retrouver un compagnon. Ce sont des oiseaux robustes qui ne craignent pas trop les faibles températures, du moment qu'elles ont les pieds au sec.

 

Mutations :

De nombreuses couleurs existent chez la caille de chine : une petite dizaine de mutation de base, qui se combinent entres elles pour donner une gamme de coloris rarement décrite. Ces mutations sont pour la plupart rares en France, et sont parfois difficiles à trouver. Parmi les plus courantes on trouve: l'argentée, la panachée ou tuxedo, la blanche, l'isabelle, la noire et la brune.

 

Son alimentation:

Vu sa nature omnivore, il faut lui fournir des graines, de la verdure et de la pâtée universelle ou insectivore. On n'oubliera pas de lui laisser à sa disposition du grit et de l'eau claire. Un épi de millet et quelques insectes vivants de temps à autres en guise de friandises, des graines germées et des vitamines pour s'assurer d'une bonne santé.

Mais, même si les cailles consomment les restes de graines de vos oiseaux étant peu exigeantes, ne les prenez pas pour des éboueurs et donnez un mélange de graines simple ou pour exotiques convient très bien

On peut aussi nourrir les cailles de chines avec des aliments composés pour cailles/perdrix ou pintades. Dans ce cas, on fera attention de choisir un produit sans antibiotiques.

 

Son logement :

Plusieurs possibilités s'offrent à vous:

 

-Si vous possédez une volière, vous pouvez mettre un couple de cailles dans le fond de cette dernière. Il ne faut pas oublier que certaines espèces d'exotiques, colombes en particuliers, passent beaucoup de temps au sol, limitant ainsi l'espace disponible pour les cailles

-Si néanmoins vous manquez de place, vous pouvez mettre ce petit oiseau terrestre en batterie d'élevage ou dans une grande cage (ex : cage à lapin). Votre batterie devra faire minimum 35x40x120.

Le lieu de vie dans lequel vos cailles vivront, devra être quand même assez grand au cas où vos petits protégés se reproduisent.

 

 

 

Sa reproduction :

 

Manière naturelle:

Tout d'abord, sachez que les cailles de chine sont des oiseaux très sociables, très curieux. Si vous voulez avoir le bonheur de voir de petits cailleteaux courir derrière leur mère, il faudra privilégier une grande volière bien aménagée, avec des recoins à l'abri des regards et des autres occupants ou la femelle pourra couver tranquillement. Une volière plantée est l'idéal.

La reproduction de la caille de chine est extrêmement facile en élevage artificiel, mais légèrement plus ardu en élevage naturel.

Le mâle s'occupera de rassembler quelques brindilles, feuilles ou autres afin de construire un petit nid et quelques jours plus tard la femelle ira pondre entre 4 et 9 œufs environ. Attention, la durée de couvaison commence à partir du dernier œuf pondu. 16à 18 jours après, vous pourrez apercevoir quelques petites têtes sortir du dessous du ventre de la femelle. On dirait des poussins façon miniature. La couleur des poussins varie en fonction des mutations. Une fois les naissances finies, la femelle quittera le nid avec ses petits afin d'aller les nourrir.

Afin de faciliter la tache de la mère, vous pouvez leur mettre de la pâté d'élevage afin d'apporter un surplus au petit. Mais vous pouvez aussi achetez un sac de granules pour poussin que vous broierez en farine afin que cela ne pose aucun problème au jeune cailleteau.

 

 

Manière artificielle :

Comme il est assez rare de voir des femelles couver en captivité. Le plus souvent, il faut avoir recours à une couveuse.

Afin d'obtenir un bon pourcentage de réussite, il faut utiliser des œufs de moins de 10 jours mais également de plus de 24 heures.

Les œufs en attende d’être incubés seront placés dans un bac et sur un lit de graines, la pointe en bas, dans une pièce à température ambiante et dans la pénombre.

Une fois les œufs réunis, il faut maintenant préparer la couveuse. Le thermomètre de celle-ci sera réglé à la température indiquée sur la notice de votre couveuse (Elle est variable suivant le type de couveuse utilisé; Statique ou ventilée mais c'est de l'ordre de 38°C). Ne pas oublier de remplir le bac réservé à l’eau pour maintenir l'humidité qui elle aussi est variable en fonction du moment (faible au début, plus forte à la fin). Dans une couveuse manuelle, il faudra retourner les œufs deux fois par jour. Les 3 derniers jours avant l’éclosion, ne plus manipuler les œufs et ouvrir le moins souvent possible la couveuse.

Environ 17 jours après la mise en incubation, les œufs éclosent. Laisser les jeunes poussins quelques heures dans la couveuse pour les laisser sécher. Les placer ensuite dans une "éleveuse" (une caisse ou un carton pourra faire l’affaire), avec une source de chauffage pour maintenir une température d’environ 37°C. Relever la lampe au bout de quelques jours pour diminuer légèrement la température. Réaliser cette même étape tous les jours de manière à obtenir une température d’environ 20-25°C au bout de 3 semaines. Les jeunes pourront ensuite être placés dans une volière sans chauffage.

Lorsque les jeunes sont dans l’éleveuse, donner une nourriture spéciale poussin et de l’eau dans un petit abreuvoir pour oiseaux ou un couvercle de pot à confiture. (et non dans un bac car les jeunes peuvent facilement se noyer dans quelques millimètres d’eau).

Les cailles étant des oiseaux nidifuges, ils peuvent se débrouiller seuls dès leur naissance, contrairement aux canaris, exotiques ou psittacidés qui sont eux des nidicoles donc continuent leur développement embryonnaire après la sortie de la coquille...

 

Les premiers jours, les cailleteaux sont recouverts d'un duvet et on verra apparaître les premières plumes vers l'âge de 7 jours et qui sera part la même occasion, le moment de baguer le cailleteaux. La dimension de bague est d'un diamètre de 3,5. Il faudra surveiller les deux premiers jours après le baguage afin de voir si la bague ne s'est pas enlevée.

Les jeunes grandiront vite, vers quatre semaines, le plumage permet de sexer les jeunes et vers trois mois ils seront aptes à reproduire

A partir de là, il devient préférable de séparer les petits des parents et de séparer les mâles afin de ne pas risquer de bagarre.

 

Quelques règles de sécurité: Bien que la mère soit vigilante avec ses petits, il est préférable d'enlever leur abreuvoir et d'opter pour des petits couvercles (ex : Couvercle à pot de confiture) afin d'éviter aucune noyade. Et surtout, faire attention à la grosseur de votre grillage afin que les bébés cailleteaux ne le traversent pas et ne s'égarent.

 

Lorsqu'elle a peur, la caille bondit très haut, puis vole sur quelques mètres avant de s'enfuir en courant. Il faut donc se méfier des logements "bas de plafond" (cage de concours, cages basses…) car les cailles peuvent littéralement se scalper si elles prennent peur. Il est donc nécessaire de recouvrir le haut des cages de concours d'une mousse épaisse. Si vous les logez dans des cages basses, choisissez un grillage souple en guise de toit.


09/02/2014
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Les Cordons bleus

Tous les Cordons bleus.

 

Le Cordon Bleu est un passériforme de la famille des Estrildidés, originaire d'Afrique équatoriale et d'Afrique de l'est.

On connaît 5 espèces de Cordon bleus, parmi lesquelles se trouvent trois "petites" espèces à dominante bleue, traditionnellement dénommées "Cordons-bleus", et deux "grandes" espèces très colorées, connues jadis sous le nom de "Grenadins".

 

 

 

* le Cordon bleu à joues rouges (Uraeginthus bengalus) - 5 sous-espèces (du Sénégal à l'Ouganda et à la Zambie)

 

 

* le Cordon bleu de l'Angola (Uraeginthus angolensis) - 4 sous-espèces (Centre et sud de l'Afrique)

 

 

* le Cordon bleu cyanocéphale (Uraeginthus cyanocephalus) - pas de sous-espèces (Est africain)

 

 

* le Cordon bleu grenadin (Uraeginthus granatinus) - 3 sous-espèces (Centre et sud de l'Afrique)

 

 

* le Cordon bleu violacé (Uraeginthus ianthinogaster) - pas de sous-espèces (Est africain)

 

 

Généralités. 

Le dimorphisme sexuel est généralement bien visible. Mâles et femelles ont un chant mélodieux, qui varie suivant l'espèce. Les mâles ont des couleurs plus vives, plus brillantes et/ou plus étendues que celles des femelles. Toutefois, la sous-espèce de Cordon bleu de l'Angola (Uraeginthus angolensis niassensis) n'a pas de dimorphisme. Seule l'intensité du bleu-vert, à peine plus forte chez le mâle, distingue les sexes.

Les Cordon bleus sont des oiseaux sensibles au froid et à l'humidité. Gardés toute l'année au sec et à une température supérieure à 15°C, ils s'adaptent très bien à la vie en volière, et apprécient la chaleur estivale. On peut les garder en volière extérieure toute l'année, à condition que celle-ci communique avec un abri chauffé à la mauvaise saison.

 

Comportement.  

Les Cordon bleus sont des oiseaux généralement sociables avec les autres espèces, mais pas toujours avec les autres Cordon bleus. Les petites espèces de Cordon bleus peuvent cohabiter ensemble s'il y a assez d'espace, mais les grandes espèces sont assez agressives avec les autres représentants du genre Uraeginthus et il faut éviter de les mélanger à d'autres Cordon bleus. De plus, dans une volière (même grande), il ne faut pas mettre plus d'un couple de Cordon bleus grenadins ou de Cordon bleus violacés, si l'on ne veut pas qu'il y ait de meurtres : ces oiseaux gardent farouchement leur territoire et tout congénère est un intrus. S'il y a des naissances, les jeunes doivent être retirés de la volière dès qu'ils prennent leur plumage adulte.

Les Cordon bleus sont sensibles à l'acariase respiratoire, à la rétention d'œuf chez les femelles, aux vers, s'ils vivent sur un sol en terre. Leur acclimatation doit être particulièrement soignée car ils sont très fragiles à l'arrivée.

 

Reproduction.

ATTENTION ! Si vous avez plusieurs espèces (ou sous-espèces) de Cordon bleus, prenez garde de ne pas loger ensemble des mâles et des femelles reproducteurs des différentes espèces : les hybridations sont possibles si des oiseaux célibataires d'espèces différentes sont réunis, et non souhaitables pour l'élevage. Soyons des éleveurs responsables, et préservons avant tout les oiseaux tels que la nature les a créés.

 

La reproduction est fréquente en captivité chez les 5 espèces du genre. Les Cordon bleus sont très appréciés des éleveurs d'oiseaux, et ils cherchent souvent à se reproduire, même en cage. Toutefois, les tentatives ne peuvent être couronnées de succès que si les oiseaux disposent d'un espace suffisant (une cage de 1 mètre de longueur, 50 cm de hauteur et 50 cm de profondeur peut être considérée comme un minimum), d'une nourriture variée et comprenant de petits insectes vivants, et de beaucoup de calme. Le Cordon bleu grenadin et le Cordon bleu violacé se reproduisent bien plus facilement en volière plantée qu'en grande cage.

Les Cordons Bleus se reproduisent toute l'année mais privilégiez la belle saison de mai à septembre. Mettez à disposition de chaque couple divers matériaux tels que, herbes sèches, fibres de coco et paniers en osier semis clos pour les nids. Durant la reproduction, il vaut mieux séparer les couples afin d'éviter toute bagarre entre les mâles.

Chaque ponte comportera 3 à 7 œufs. Les 2 membres du couple couvent alternativement les œufs qui éclosent en moyenne à 15 jours. Les oisillons quitteront le nid vers 3 semaines et seront sevrés vers 7 semaines.

Certains éleveurs concluent trop rapidement que les CAP BLEU sont de mauvais parents car ils ne reproduisent pas avec la même facilité que des Diamants Mandarins ou des Moineaux du Japon. Il ne faut pas oublier qu'ils nichent à l'état sauvage dans des savanes arides où la température reste constamment supérieure à 30° durant plusieurs mois. Il est donc normal pour ces oiseaux de ne plus couver leurs oisillons une fois qu'ils ont 6/8 jours. C'est à l'éleveur de compenser la fraîcheur du climat européen en réchauffant les nids si les parents n'ont pas le réflexe de protéger leurs petits au-delà de leur période habituelle. De même éviter de visiter le nid, les parents risquant de rejeter les petits. A noter que cet oiseau n'accepte pas toujours les pâtées d'élevage.

 

Alimentation. 

Le cordonbleu se nourrit principalement au sol, bien qu'il soit connu également pour effectuer leur quête dans les buissons ou se percher sur les grandes tiges herbeuses à proximité des têtes graineuses. Les Cordonbleu sont insectivores et granivores. Il leur faudra un mélange de graines pour petits exotiques, auquel vous mélangerez de l'alpiste pour 50 %. Disposez également un mélange (ou une pâtée) d'insectes, voire notamment durant la période de reproduction, des insectes vivants dont ils sont friands (vers de farine, œufs d'araignées et de fourmis).

Rajoutez une grappe de millet, un os de seiche, du sable et de l'eau renouvelée chaque jour avec soin.

Administrez également quelques cures de vitamines car les Cordons Bleus n'aiment guère manger des fruits et légumes.

 

Les Cordons les plus présents dans nos élevages.

 

 

Le Cordon bleu à joues rouges.

 

Le seul caractère discriminant qu'il soit utile ou nécessaire de se rappeler en ce qui concerne cet oiseau est constitué par la tache rouge de forme ovale qui couvre les couvertures auriculaires. Pour ce qui est du reste, le cordonbleu à joues rouges est une copie à peu près conforme du cordonbleu de l'Angola. Les parties supérieures (front, capuchon, nuque, dos et couvertures alaires) sont brunes, avec de légères nuances sur le front et sur la nuque. Le bleu du dessous s'étend le long des flancs jusqu'à ce qu'il rencontre le bleu des côtés du croupion. Le bec, court et pointu, affiche une couleur rose, rose rougeâtre ou parfois rose grisâtre avec une extrémité sombre. L'iris est brun pâle ou brun rougeâtre encerclé par un anneau oculaire blanc ou gris clair. Les pattes et les pieds sont brun-chair.

La femelle est assez semblable au mâle adulte mais la tache rouge sur les joues et les couvertures auriculaires est absente. Elle est généralement plus terne, du blanc ou du chamois clair vient se mêler au bleu sur la partie supérieure des flancs. En plumage usé, l'ensemble des plumes de la face jusqu'à la poitrine dévoile une base chamois-brun. Les juvéniles ressemblent aux femelles mais le bleu est plus terne et moins étalé, spécialement chez les jeunes femelles. L'œil est brun, le bec gris plomb.

 

Habitat : 

Cet oiseau commun ou abondant est largement répandu dans tout l'ouest et le centre de l'Afrique jusqu'à une altitude de 1800 mètres. Son aire de distribution se superpose avec celle du cordonbleu de l'Angola dans sa partie sud-est. Familier et confiant, le cordonbleu à joues rouges vit à l'intérieur des villages, dans les jardins et en bordure des zones cultivées. On le trouve également dans les savanes pourvues de buissons épineux, d'acacias et de zones boisées clairsemées ainsi que dans les prairies ouvertes. Par contre, il évite les forêts et les bois trop fournis. Le cordonbleu à joues rouges est distribué sur le continent africain sous la forme de 5 races qui se distinguent entre elles par l'intensité et la variation du bleu (du turquoise pâle à l'outremer foncé) qui recouvre leur plumage.

 

Comportements : 

Les cordonbleus à joues rouges vivent en couples, en petits groupes ou, en dehors de la saison de reproduction, en larges bandes. Ces bandes sont généralement monotypiques, c'est à dire qu'elles ne se mélangent pas avec d'autres espèces. Des exceptions sont toutefois constatées, notamment au sein des villages où se constituent parfois des bandes mixtes composées aussi d'amarantes et d'autres races d'astrilds. On connaît bien le rituel de la parade qui précède la construction du nid. D'après les observateurs qui l'ont aperçu, c'est un des plus beaux et des plus spectaculaires qu'il soit donné de voir. Le mâle saisit un brin d'herbe dans son bec, se place sur un perchoir bien en évidence et commence à chanter. En même temps, il oscille la tête vers en haut et vers en bas. Son chant est mélodieux et rappelle celui de l'alouette.

 

Nidification :  

La période de reproduction commence à la fin de la saison des pluies. Les cordonbleus à joues rouges bâtissent une construction en forme de dôme mesurant environ 13 cm de large et possédant une entrée latérale. Elle est placée dans un épais buisson ou dans un arbre entre 1 mètre et 2,50 mètres de hauteur au dessus du sol. Des fines lamelles d'herbes sont utilisées pour la structure principale, l'intérieur est garni de végétaux plus fins et de duvet. La femelle y dépose 3 à 6 œufs blancs qui sont couvés alternativement par les deux parents pendant 13 jours. Les jeunes, qui sont nourris essentiellement d'insectes pendant la première semaine, quittent le nid au bout de 20 jours. Cependant, ils ne deviennent indépendants des adultes qu'une semaine plus tard.

 

Régime : 

Les cordonbleus à joues rouges se nourrissent principalement sur le sol où ils glanent toutes sortes de petites graines, notamment celles qui sont tombées des herbes. Ils consomment également du millet et d'autres graines issues d'autres plantes ou d'autres végétaux. Occasionnellement, ils ingurgitent des insectes, en particulier des fourmis et des termites, ces derniers pouvant être capturés au vol. En captivité, cet oiseau est réputé pour faire une grosse consommation de petites sauterelles.

Le Cordon bleu à joues rouges est encore rencontré dans nos expositions ou bourses, de même que le Cordon bleu cyanocéphale appelé aussi Cap bleue. Pour l’exposition la préférence est donner à des oiseaux qui sont marron foncé sur le dos et avec une poitrine d’une couleur bleu profonde.

Ces mutations sont:

* Pastel SF

* Pastel DF

* Joues jaunes

* Phaéo SF

* Phaéo DF

* Combinaison des mutations.

 

Le Cordon bleu cyanocéphale. (Cap bleu)

 

Originaire des régions arides d'Afrique de l'Est, cet Estrildidés mesurant 13 centimètres de longueur était, avant les interdictions d'importations de 2001, relativement présent en Europe.

Il s'avère souvent plus résistant en captivité que son cousin le Cordon Bleu à Joues Rouges qui demeure néanmoins bien plus connu du public.

Magnifique oiseau de cage ou de volière, le CAP BLEU a tout pour plaire: un plumage d'un bleu lumineux, un chant mélodieux, un caractère paisible et sociable avec les autres espèces. Facile à nourrir, peu exigeant à l'âge adulte, il s'adapte comme la majorité des petits exotiques à un bon mélange de graines qu'il sait apprécier. Il devient difficile au moment de la reproduction. Il a besoin d'espace, de calme, de chaleur et surtout de beaucoup d'insectes; en ce qui concerne notre couple, il apprécie beaucoup les pinkies que nous lui distribuons à raison de trois fois par jour.

Le Cordon bleu cyanocéphale n’a pas de sous-espèce connue. Il se limite plus de la côte orientale de l’Afrique. Compte tenu de leur zone de diffusion plus étroite, le nombre des variations dans la taille est limité. La gamme des couleurs de ces oiseaux est donc plus étroite que celle des cordons bleus.

Pour les expositions les mêmes exigences: marron foncé pour le dos et bleu foncé pour la poitrine et la tête.

Les mutations connues de ces oiseaux sont :

* Pastel SF

* Phaéo SF

* A bec jaune

* Albino

Ces mutations sont actuellement très rares et très fragiles. Chez les autres espèces que le joues rouge et le Cap, les rares mutations survenues dans la nature n'ont apparemment pas encore été fixées.

 

Le sexage est facile dès que l'oiseau est âgé de 5 mois. Le mâle a la tête entièrement bleue tandis que la femelle a seulement la face et le dessus de la tête bleus. Les jeunes mâles ont la tête bleue ciel qui devient d'un bleu vif turquoise à l'âge d'un an environ. La tête des femelles même à l'âge adulte demeure bien plus claire, disons bleu ciel. Avant l'âge de 5 mois, on peut facilement confondre des jeunes mâles avec des femelles. La moindre plume bleue qui apparaît sur la nuque de l'oiseau permet aussitôt de reconnaître un jeune mâle.

 

Le cordonbleu grenadin.

 

Les sexes sont différents. Chez le mâle adulte, Le front jusqu'au dessus de l'œil portent une bande bleu foncé. La face et les couvertures auriculaires sont violet clair ou pourpre. Le capuchon, la nuque, les côtés du cou, le manteau, le dos et les scapulaires présentent un ensemble brun, parfois brun clair Le croupion et les couvertures sus-caudales affichent une couleur bleu foncé brillant. La queue, longue et pointue, est noire avec des bordures bleu foncé sur les rectrices externes. Les plumes de vol sont brun foncé ou brun terne, avec des extrémités chamois ou brun grisâtre. Les couvertures alaires brun sombre sont souvent partiellement recouvertes par les longues scapulaires. Le menton et la gorge sont noirs. La poitrine, le ventre et les flancs ont la même coloration que le manteau, châtain-brun foncé. Le bec, dont l'arête de la mandibule supérieure est légèrement incurvée, affiche une teinte rouge éclatant, plus foncée à la base. Les pattes et les pieds sont bruns ou brun violacé.

La femelle adulte ressemble assez au mâle, mais avec un plumage plus terne et une queue plus raccourcie. Le front et les lores supérieures sont bleu-ciel clair. Le capuchon et la nuque sont châtain clair ou brun roussâtre. La face ressemble à celle du mâle mais en plus pâle et avec des couleurs moins intenses. Le bec est comme celui du mâle, cependant il est légèrement plus petit et plus pâle, avec une teinte plus rouge rosé.

Les juvéniles sont initialement très semblables aux femelles adultes, avec cependant un plumage plus terne et un bec noir. Au bout de six semaines, les plumes de la tête subissent une mue et sont remplacées par les plumes définitives d'adulte. Les plumes des autres parties corporelles ne sont remplacées qu'après une mue totale qui n'intervient que de nombreuses semaines plus tard, juste avant que ne commence la période de reproduction.

Chant : Le cordonbleu grenadin possède une grande variété de cris de contact souvent monosyllabiques. Il émet également un 'chissick' assez semblable à celui de la bergeronnette. Son chant est une tendre et douce mélodie gazouillante qui rappelle celle de l'hirondelle rustique.

 

Habitat : 

Commun ou assez commun, le cordonbleu grenadin bénéficie d'une assez large distribution dans la majorité de l'arrière-pays de l'Afrique Australe. Cet oiseau fréquente surtout les zones arides d'arbustes épineux ou les zones boisées ouvertes d'acacias. Son habitat peut être généralement qualifié de contrée semi-aride à l'intérieur de laquelle il reste souvent assez éloigné des sources et des autres points d'eau. On le trouve parfois aussi à la lisière des zones agricoles cultivées Le cordon bleu grenadin est endémique de l'Afrique Australe où il se présente sous la forme de trois sous-espèces. Quelques autorités scientifiques ne reconnaissent aucune sous-espèce et traitent le cordonbleu grenadin comme une espèce monotypique.

 

Comportements : 

Les cordonbleus grenadins vivent habituellement en couples et occasionnellement en petites bandes qui sont composées de plusieurs groupes familiaux. Ces bandes ne sont pas forcément monotypiques et peuvent être également constituées d'Astrilds et d'autres espèces de cordonbleus. Ces oiseaux sont généralement sédentaires mais ils errent localement en dehors de la saison de reproduction.

 

Nidification : 

 Le cordonbleu grenadin commence à nicher vers la fin de la saison des pluies après laquelle il y a suffisance de nourriture. Il bâtit un nid d'herbes dans un arbre ou dans un arbuste épineux à une hauteur comprise entre 0,5 et 2,5 mètres et il en garnit l'intérieur de plumes. La ponte comprend généralement entre 4 et 5 œufs blancs. L'incubation, prise en charge par les deux parents, dure de 12 à 14 jours. Les jeunes prennent leur envol environ trois semaines après l'éclosion. C'est un hôte involontaire de certains oiseaux parasites, particulièrement la veuve royale (vidua regia) dont il accueille les œufs et dont il élève les petits.

 

Tableau comparatif des cordons bleus.

 

 

 

 

 

Sources:

Bestofpiaf – oiseaux net – club CDE – SORP – Estrildidés – Guide des oiseaux exotiques – Expérience personnelle.


09/02/2014
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